Shérif, fais moi peur !

4 juin 2009

J’ai branché la première prise à moustiques, il était 19h puis j’ai rejoint le club des 4. La rousse, la brune, la vraie blonde et la fausse.

Je suis sortie malgré le dernier examen du lendemain, malgré le torticolis de l’étudiante qui somatise.

Je suis sortie officiellement pour ne pas râter cet apéro au coeur de la ville dans un quartier habituellement infréquentable. Où comment la jeunesse dorée s’encanaille à moindre risque.

Je suis sortie officieusement pour apercevoir Bel Ami quelques secondes au milieu de brunes pulmonaires. Si je devais vous le décrire, je vous dirais que c’est l’archétype du gendre idéal, gueule d’ange, cultivé, élégant mais pas trop, bonne situation, répartie aiguisée, très beau sourire, regard pétillant parfois un peu enfantin, pour résumer un mix bandant et intéressant. Alors je le regarde de loin, évoluer au milieu de cet amas de chair clingante. Les filles qui gravitent autour sont belles, jeunes et énervantes même celles qui sont trop rondes. Je n’ai aucune chance. A moins qu’il me voie un soir avec mon mari, ça pourrait le titiller qui sait !? Les hommes ont parfois des réactions aussi étranges que les femmes quand elles voient leurs rivales.

Je suis rentrée vers minuit, avec l’envie d’être une petite brune tout en décolleté, sans cervelle et même de m’apeller Daisy. Oui.

J’ai très mal dormi, une série de rêves bizarres. Bel Ami m’y sodomisait, j’avais les mains attachées dans le dos et son ami nous prenait en photo. Bref ! Je croise trop souvent ce jeune célibataire pour rester stoïque.

Aujourd’hui, les examens se sont terminés à l’heure du déjeuner. Et le rêve est passé en 3D avec quelques changements dans le scénario initial.

Aujourd’hui, pluie de compliments, de coïts et une belle queue dans ma bouche puis dans mes fesses.

La vie de couple vaut parfois le coup. Ailleurs.

Une journée délicieusement menée.

Demain je reçois une quarantaine d’amis et j’aimerais qu’il en soit, mon ennemi.

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