Ces grands riens

28 mai 2009

Photographe Dennis Hopper

A peine majeure, j’étais allée à cette exposition de Hopper pas Dennis, un autre.
 
Il y était lui aussi. Troublant, toutes ces choses, ces personnes, ces goûts que nous partageons.

Ce matin, j’ai eu cette envie spontanée d’en savoir un peu plus. Je me suis retrouvée en face de lui. Il y avait une table sous mes fesses brûlantes et un café serré entre mes mains troublées. J’étais là, souriante et enjouée, comme si de rien était, comme si la situation était anodine. Mes yeux sont toujours des traîtres et il a du comprendre. Que nous sommes plusieurs dans ma tête, que je suis une fille bizarre. Il a du sentir mes mains sur son torse, descendre doucement le long de ses flancs, caresser les bords de son jean, il a du ressentir mon envie de tout arracher, de me plaquer contre lui. Et tout engloutir.

Mais les hommes sont parfois aveugles, sourds et muets aux petits riens et même aux grands chocs. Et ils s’étonnent de finir avec des filles tièdes.

Lui est célibataire, il attend peut être une tempête… Blonde.

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