Antonyme fantasmé

29 avril 2009

17h.

Je rougis. Je suis au téléphone. Sur la terrasse de cette villa qui surplombe la grande ville. Au calme.

J’écoute ses mots souriants, j’imagine ses fossettes. Le temps passe trop vite quand il est compté.

Je fantasme sur un homme qui ne me supporterait pas même 24h.

Ce blog risque de devenir ennuyeux. Je me sens bien.

18h.

Je rentre. Je souris. Je monte. Je sors de la douche. J’enfile quelques effets importables en milieu tempéré. Je fais consciencieusement mes devoirs sexuels.

Je vis avec un homme qui s’emboîte parfaitement, complémentaire en tout. Idéal au quotidien pour la farfelue que je sais être.

Ce blog est ennuyeux. Je me sens mal.

Qui peut désirer mieux ? Une vie de famille tout en jouissant d’une liberté de quasi célibataire avec le minimum d’inconvénients excitants. Un rythme de vie accepté après moult négociations et crises en tous genres. Gagner sa confiance en levrette quand il veut, où il veut, toujours enjouée et parfois même méprisante. Entretenir la plénitude de son cerveau masculin chaque soir à grands coups de quiches, gratins, escalopes à la créme et autres mets divers et variés. Important la diversité. Me bouger le cul, dans tous les sens du terme et au final faire à peu près ce que je veux. Je peux même me permettre quelques odieux caprices et critiques injustifiées.

Où serait l’intérêt d’une séparation ? Sous les toits. Intensément.

Il fait chaud au fond d’un tiroir à secrets.

Il me plaît à penser que la vie rêvée est imparfaite. Je dois être complétement folle.

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