"Souvent femme varie bien fol qui s’y fie"
26 mars 2012
Crying doesn’ t solve anything
Avant je fumais.
Avant une de mes obsessions était "quand est-ce que j’ai un déplacement sur Paris", c’était ma bouffée d’oxygène, mon bol d’air, ma soupape. 24 voire 48 h pour moi, une fois la corvée professionnelle terminée. Aller faire les boutiques, boire un verre, dîner, rencontrer de nouvelles personnes, avoir des surprises, en faire. C’était bien, j’en avais envie, j’en avais besoin. Dans quelques jours, je dois repartir pour un énième déplacement et ça me donne le cafard.
Maintenant que je suis libre, l’envie de refumer m’est passée et avec elle ce besoin de brûler mes ailes.
J’envisage de faire l’aller retour dans la journée. Totalement impensable, il y a à peine quelques semaines.
Je rentre, je fais du sport, je prépare le dîner en souriant, je prends même du plaisir à faire les devoirs avec mes enfants.
Il manquerait plus que j’apprécie la sodomie et je serais devenue… véritablement une autre.
Je lis "Les femmes et l’amour" en ce moment… Ce blog risque de mal tourner.
La tête à l’envers, rien n’est clair
21 mars 2012
Il existe des hommes qui ne comprennent rien aux femmes, ils font tout de travers et d’autres pour lesquels on se demande encore pourquoi ils attirent autant.
Il y a ceux qui déballent trop vite, sentiments, compliments, cadeaux… Jusqu’à l’étouffement et parfois même le dégoût du trop. Il y a ceux qui n’osent rien, pas par manque d’envie juste d’un minimum de confiance ou d’audace. Il y a ceux qui font ni trop ni pas assez mais qui sont tout de même transparents, inexistants, fades même si leur beauté pourrait les sauver. Il y a ceux qui ont tout pour les autres mais dont on ne voudra jamais.
En vous détaillant cette liste, totalement subjective, je pense à ceux qui ont croisé mon chemin ou celui de mes amies. Les uns me plaisaient mais pas à elles et vice versa, accumulant défauts et qualités. L’attirance et ses lois sont finalement sans rapport avec le savoir-faire amoureux, le physique, la situation, l’humour et bien d’autres choses. Même un homme qui ne comprend rien aux femmes qui fait tout de travers en bien ou mal, consciemment ou non, peut être aimé et bien plus que celui qui le mérite. c’est ainsi, l’Amour est totalement aveugle.
Hier je te lèche la joue sans raison. Aujourd’hui j’attends une réponse à mes questions. Demain je peux être indifférente.
Tout aussi inexplicables les raisons du désamour sont tapies dans l’ombre.
Solitude en amateur
17 mars 2012
Parce que je n’utilise ma raison que pour mes deux rôles principaux, au lieu de passer ma soirée sur Cdiscount pour trouver un lave-vaisselle, hier soir je cherchais des maillots de bain pour Calvi On The Rocks. Comme la majorité des femmes, je suis multi-tâches, j’ai simplement une grosse préférence pour les choses superficielles.
Les Blondes parfaites et moi
15 mars 2012
Photographe Laurence Von Thomas
Finalement je n’ai pas été une bonne fille, ni une bonne amie, pas même une bonne maman et encore moins une bonne épouse.
Je suis le Calimero des blondes à forte poitrine.
Sur les photos, on voit une belle jeune femme, c’est l’été, elle est bronzée, souriante. Ma curiosité me pousse à tout regarder, on y voit ses vacances, ses enfants, son mari, sa vie qui ressemble à la mienne, avant, celle que j’aurais pu afficher sur l’album d’un réseau social quelconque. Les sourires, les glaces qui coulent sur les tee-shirts, les repas entre amis à visages découverts, les vacances au ski et l’été en Espagne, en Corse. Cette femme heureuse, ça pourrait être moi. Les paramètres, les ingrédients, les données, appelez ça comme vous voulez, sont les mêmes. La seule chose de ratée dans ce casting parfait, c’est moi ou plutôt c’était moi.
J’ai déjeuné avec l’homme qui m’a supportée 15 ans ce midi, un tête-à tête d’un père et d’une mère qui essaient de prendre soin de leurs enfants, qui décident ensemble des décisions importantes. Entre nous il reste l’affection et l’amour pour eux. J’avais envie de pleurer quand la médecin nous a dit qu’elle était contente de nous voir réunis à ce rendez-vous.
Durant le déjeuner, je le regardais et je repensais à ces matins où je venais de rentrer complètement ivre d’une jeunesse qui ne reviendra pas. Ces matins, enfouie sous la couette, honteuse, malheureuse, effrontée, en totale opposition contre un homme qui ne voulait que mon bien. Je repensais à tout ça et j’ai eu envie de lui demander pardon.
Je n’ai rien dit, j’ai souri et j’ai essayé de ne pas mettre mon coude sur la table. Il déteste ça.
Peut-être qu’un jour, il sera fier de moi. Ou juste heureux, loin de moi. Ce serait déjà merveilleux.
La fragilité des apparences
5 mars 2012
Les gens heureux n’ont finalement pas grand chose à raconter, je ne suis pas une exception.
Le goût d’ici à maintenant la saveur d’ailleurs, je vis l’imparfait ce que j’avais imaginé, fantasmé, rêvé les dernières années de ma vie de famille parfaite. Je voulais être libre, je le suis, je peux même me permettre de me plaindre ou d’être malheureuse, on pourrait finir par me croire. Mes posts se raréfient, après des années à noicir un quotidien, j’en oubliais presque de le vivre, enfermée dans cette chambre comme si j’avais 14 ans. La lâcheté d’une femme qui ne prenait plus ses responsabilités qui attendait que l’autre décide à sa place. Je suis toujours surprise, à quelques exceptions très vite oubliées, de la bienveillance des hommes à mon égard. Ils me voient peut-être fragile comme tous ces colliers colorés que j’aime accumuler autour de mon cou.
J’ai fermé tous mes sens aux tentations, supprimé numéro de téléphone et autres liens invisibles. Restent que ceux qui ont mon affection et mon amour. Éliminer le superflu, se consacrer aux essentiels ma chair et mes amis.
Ils seront là vendredi autour de moi et quelques sandwichs club, cocktails secrets et sucettes au coco nutella glacées. Je fête ma nouvelle vie sans celui qui en sera toujours l’homme.
C’est ainsi. Heureux séparés pour ne jamais finir par se détester. Heureux cachés pour continuer à s’aimer. Ne jamais atteindre le plaisir pour garder le désir. Toute cette expérience amoureuse qui devrait nous apprendre, nous protéger. Et sans cesse nous retombons en amour. Et sans cesse nous espérons le rencontrer.
Le mien arborera peut-être un tee-shirt bleu assorti à ses yeux.
Une blonde n’en cache pas toujours une autre
1 mars 2012
J’ai cassé mon luminaire fait de néons et je m’en fous.
Déjà plusieurs semaines que je vis seule la moitié du temps. J’alterne toujours entre deux panoplies mais maintenant c’est officiel. Je n’ai pas grand chose à en dire si ce n’est que je me sens bien à temps complet. C’est étrange, ma vie au quotidien est plus difficile mais j’ai cette sensation de plénitude même si chaque soir je dois me souvenir de l’endroit où j’ai garé ma voiture. J’étais à peine contrariée, ce mardi matin en allant la chercher à la fourrière. J’ai ce sourire niais, une cheville foulée, un compte à découvert et la vaisselle à faire tous les soirs. Je me sens bien et j’ai toujours mauvais caractère.
L’appartement a été silencieux un peu plus tard, vacances scolaires obligent. Je suis maintenant toute seule à boire une tisane au thym alors qu’on m’imagine sans doute à profiter différemment de ce nouvel appartement et de toutes ces soirées à l’autorisation nocturne illimitée. Tout ça existe mais la vérité est ailleurs et je la vis.
Je suis devenue Daisy et j’adore ça.







