L’amour éternel fait appart à part
31 décembre 2011
2011 est détruit. J’ai tout exterminé. J’ai atteint mon but inconscient.
Dans quelques jours, je vivrai quasiment seule une semaine sur deux. Dans quelques jours, je vais sans doute le regretter, Lui, mon acte et mon immense dressing.
Je pourrai passer mes nuits à écrire un scénario improbable qui prendra la poussière comme les autres, je pourrai bloguer, twitter, Facebooker à m’en dégoûter. Il n’y aura plus le regard réprobateur de mon mari, pardon père de substitution, ce même regard quand je rentre bien trop tard pour une mère de famille respectable. Mes shorts seront encore plus courts et ma fuite en avant longue et effrayante.
Je serai libre. Malheureuse sous les 3 mètres 50 de ce joli plafond aux moulures de contes de fées mais ça ne sera que de ma faute. Je n’aurai plus personne à accabler.
Ce soir nous passons notre dernier réveillon ensemble. Elégants et assortis. Le couple idéal.
"Je crois qu’il ne faut pas ou plus être amoureux pour vivre longtemps ensemble… " J’adore cette phrase.
La décade prodigieuse… Fin
1 décembre 2011
http://cryingdoesntsolveanything.com/
Ici rien n’était du au hasard. Les titres, les photos, les textes, tout avait un sens, était là pour faire passer un message à une ou plusieurs personnes. L’autofiction était confortable pour dire les choses mais aussi pour les taire. Ce blog était un jeu, une liaison, un amour caché. "La décade prodigieuse" est un film de Chabrol mais aussi les dix jours qui me séparent d’un mail qui me donnera une bonne ou une mauvaise nouvelle qui va dans les deux cas bouleverser ma vie familiale, professionnelle, sans doute même amoureuse.
En revenant de ces deux jours sur Paris, j’ai réfléchi à mon avenir, j’ai pris des décisions, trois heures de train suffisent parfois pour se faire beaucoup de mal toute seule. Ce matin, j’avais besoin de raconter, de me confier, j’ai longuement parlé à ma meilleure amie, de sa vie, de la mienne, de ce mélange de bonheurs et de malheurs que nous partageons depuis des années. Je lui ai dit ma décision de mettre fin à ma double vie virtuelle, de tuer cette MissDuel qui prend un peu trop de place et qui commence à devenir néfaste.
Ce post est le dernier.
En écrivant, je pleure, vous vous en doutez.
Tu vas me manquer.




