Victor Victoria
28 octobre 2011

Steeve McQueen
C’est finalement toujours un peu le même profil, celui qu’on surnommera l’homme pressé. Bel homme ou entouré d’assez belles femmes pour vous le faire croire. Il s’occupe bien de sa personne, il fait du sport ou se pare élégamment pour vous faire oublier qu’il devrait en faire. Il est doué pour l’illusion. Il aime la vitesse, le danger, il change souvent de partenaires et roule vite. Il vous accapare des heures, des jours… jamais beaucoup plus. Son empressement est à la hauteur de sa lassitude quand les choses ne vont pas assez vite à son goût. Et pourtant il n’aime ni l’obeissance, ni la soumission… Sauf si elles sont jeu. Soudain, ça tombe sur vous, sans savoir vraiment pourquoi il vous enveloppe de son aura et vous fait croire que vous êtes l’Élue. Quelques mails, très vite des sms, vous vous exécutez, envoûtée. Puis plus rien, du jour au lendemain. Ni clash, ni larmes, ni cris… Une disparition sans explication.
Cet homme, c’est aussi moi.
"Les collectionneurs n’ont pas de sexe, ils les veulent tous." Ce sont Les Amoureux de l’Éphémère
To Hide(use)
27 octobre 2011
Il fait encore chaud et déjà gris. Bientôt le soleil se couchera à 17h30, je traverserai la ville au rythme de lumières rouges qui clignotent dans tous les sens. Je serai dans ma voiture avec en bruit de fond mes enfants qui chahutent, je monterai le son d’une Lana Del Rey au désespoir lancinant comme ils disent. Je m’enfoncerai un peu plus dans cette fausse dépression comme il dit. Je suis fascinée par ceux qui parlent pour les autres. Ceux qui ont un avis sur tout qui vous prêtent des intentions aussi vite qu’ils les constatent. On me demande souvent pourquoi je cache aussi bien mon visage que je m’évertue à exposer mon corps. Protéger ma vie familiale ?! Sociale ?! Ou juste parce que je suis vieille et moche… Chercher les compliments ?! Booster ma réassurance narcissique ?! Prouver que je plais encore ?! Ou juste parce que je racole…
"I heard that you like the bad girls Honey, is that true ?" Video Games - Lana Del Rey
(Humeur noctambule) #inspiration #confuse
25 octobre 2011














L’épistémè d’une Blonde
24 octobre 2011
http://cryingdoesntsolveanything.com/
Je ne suis pas un homme entre 25 et 44 ans, urbain, CSP+ mais évidemment je vais faire comme 36 millions de personnes dans le monde qui vont changer pour un Iphone 4S cette année …
J’ai repris une vie normale ce matin, alors entre 8h et 8h30, je bois mon thé fruits rouges, je grignote 4 galettes et je couche ici mon humeur enfin très bonne, ma réassurance narcissique est au plus haut l’homme parfait ne débande plus, il aime les femmes très minces, j’ai perdu 2kgs alors il veut faire les boutiques, venir dans la cabine d’essayage, il veut que je souris puis que je cris, les mains agrippées aux crochets du mur. Je joue mon rôle et je serai chaudement habillée pour l’hiver.
Les Femmes sont toutes des Putes, il est pleinement conscient que la sienne aussi.
"Adieu."
20 octobre 2011
Kadhafi est mort. L’enfant des Sarkozy est né. Je suis seule chez moi devant un bol de chocolat.
En quelques secondes, il a fallu d’une malheureuse phrase pour que mon état de plénitude totale disparaisse et que ma mauvaise humeur silencieuse revienne. Sans même vraiment m’en rendre compte, j’ai pris une décision personnelle que sans doute personne ne connaîtra jamais. Dans la tête d’une femme ordinaire quelque part au sud de Paris un cataclysme.
Je n’ai plus envie de rien même pas de quelque chose de bien. Je ne supporte plus de voir la peau fripée de mes mains quand je tape sur le clavier, le reflet de mon visage me donne systématiquement envie de pleurer, j’ai maigri et je semble avoir 10 ans de plus.
Je me sens faible, fragile, la personne la plus triste du monde.
Je ne partirai jamais à Rome. Tous les deux sans personne.
Le Mal à la peau douce
19 octobre 2011
Je suis allongée sur mon canapé des journées entières, j’arrive au bout de ces quelques jours pas vraiment plaisants, ne pas pouvoir déglutir, ni parler presque pas respirer. Un autre quotidien. Je ne me plains pas, je suis égoïstement rassurée d’être simplement vivante. J’ai appris la mort d’un homme de trente ans qui avait eu la même chose que moi l’année dernière, juste avant l’anesthésie. Je me suis endormie en pensant ne jamais revenir. Ce genre d’événement qui fait l’effet , une fois réveillée, d’une bombe atomique émotionnelle.
Après une semaine de convalescence, tout va bien autour de moi et je ne pense qu’à une seule chose. Changer de vie. Sous les derniers effets morphiniques, j’écris sur ce personnage qui ne me ressemble pas. Mon substitut pour vivre une autre vie.
"Cette fiction, je la vois idéale, de belles personnes bien habillées, de beaux décors, une couleur chaude, une ambiance idyllique et moite, une lumière rasante, beaucoup de contre-jours flatteurs, la Californie dans le sud de la France. Des têtes blondes, des cheveux qui dansent, une vieille décapotable… Une villa, une magnifique piscine au fond noir qui domine la ville. Le bonheur d’une vie de famille à la façade blanche, immaculée. Au milieu de ce mélange esthétique de rêve, un femme aussi sombre, perverse, déjantée, manipulatrice que le reste autour est clair et sa chevelure d’un blond lumineux."
Je vous présente l’Amoureuse de l’éphémère. Celle que certains appellent "La Collectionneuse".
[Crush] #détails #saints
18 octobre 2011
Tu m’aimes ?
16 octobre 2011
Qu’est ce que c’est douloureux, d’être amoureux à se vacciner contre l’envie de l’être à nouveau.
Il est 16h, j’ai passé la journée dans le garage aménagé de Pascal, on a fait un peu de synthé, joué au Tétris, il m’a léché les seins ou plutôt le sein puisqu’à l’époque un seul avait poussé. Passer la journée sur un clic clac pourri et être la plus heureuse, quel manque de discernement prépubère manifeste. J’avais décidé d’aller un peu plus loin avec lui, de ne rien dire s’il essayait de baisser mon jeans pour que ses doigts passent enfin au-delà la couture de ma braguette. Il n’a pas essayé. A 15 ans, les garçons sont déjà un peu cons. Je suis rentrée chez moi j’ai traversé le salon comme une fusée, sans mot, tête baissée. Je me suis enfermée dans ma chambre, je crois que je n’ai jamais joui aussi vite en me caressant, je dois détenir le record du monde du coït par frottement de traversin. Le lendemain j’ai attendu que Pascal me téléphone, il ne l’a jamais fait. Cette mésaventure adolescente m’avait appris que toute intense, complice, merveilleuse une relation soit, elle peut se terminer brusquement, sans raison par le seul silence de l’autre ou sa seule fierté, les deux surdimensionnés.
J’ai passé des semaines à pleurer, les poumons compressés, le coeur éclaté, l’envie de gazer l’espèce humaine de tous les beaux garçons de 15 ans qui faisaient du skate torse nu.
J’ai croisé Pascal, plusieurs mois plus tard au Baze du Prado, il boitait.
Il avait eu un grave accident et un concours de circonstances a fait que je ne l’ai pas su.
A 15 ans, les filles sont définitivement trop fières et très connes.
[Crush] #détails #rugissants
15 octobre 2011
(Humeur Noctambule) IS TROPICAL #Kitsuné
14 octobre 2011
Mirifiquement plat
14 octobre 2011
Karine Rougier – Série Mag ComingUp 2007
Un peu plus de 10 jours sans ma drogue dure, sans baver ni me rouler par terre. Tout autant sans répondre aux mails. C’est un peu comme d’arrêter la cigarette et le café, indissociables si tu veux un jour vraiment ne plus fumer. J’écoute The Strokes, la gorge en feu et la libido congelée. Mon opération s’est finalement bien passée, j’ai fait rire le chirurgien le lendemain sous morphine et relu ce projet de scénario enfin terminé. Je viens de passer 4 jours couchée en parlant le minimum vital et je me sens plutôt bien. L’homme parfait me cuisine des soupes et des compotes, je ne le suce plus, j’adore les Häagen Dazs Banana & Cream pourtant. La liste des choses que j’aime que je ne fais plus est de plus en plus longue. Notre vie ne devient qu’un tas de choses qu’on ne fait plus. C’est gaie.
Abreuver la curiosité malsaine, balancer des photos et la liste de mes nombreux amants connus et illustres inconnus. C’est une occupation comme une autre, aimer faire parler de soi. Le secret est de laisser chaque lecteur libre d’imaginer comme ses effluves mystérieuses qui ne se donnent pas au premier venu, qui demandent de l’attention, de l’intimité. Un paradoxe, la Maman et la Putain.
"I just lied to Get to your apartment" The Strokes – Is This It ?
Fuir le bonheur … Avant qu’il ne revienne
9 octobre 2011
Un week-end presque calme, je vous passe les dîners entre couples et le cinéma en famille, je vous passe la vie sexuelle de Barbie qui suce Ken puis elle se met à quatre pattes et il se regarde la démonter dans le miroir. Le film porno du samedi soir, c’était dimanche matin.
J’ai envie de vous parler de ce silence et la photo qui l’accompagnait mais je ne peux pas. J’ai envie de vous parler de ce mail, de son ton étonné et de cette demande étonnante mais je ne peux pas. J’ai envie de vous parler de ses centaines de mots, de cette attention irréelle presque trop belle et désintéressée pour être vraie mais je ne peux pas. Je détruis ma vie, la vraie, la fausse et même la fantasmée. Je ne suis plus qu’une femme qui fuit tout et tous. J’ai le souffle court de courir vers nulle-part. Je ne fais rien pour retrouver ce que j’ai voulu intensément. Une belle vie, un mari, des enfants et la maison pour emballer joliment le tout. Je crois même que je fais tout pour ignorer ce bonheur que la vie m’a offert.
Dans 24 h, je serai peur-être morte. Une erreur humaine d’une science inexacte est si vite arrivée.
Quand je suis stressée quand j’ai peur, je dis toujours des horreurs.
Pardonne-moi.
Ligne de fuite
6 octobre 2011
J’ai envie d’être rousse. J’ai envie d’un slim en cuir à 950 €. J’ai envie d’une passion destructrice.
Voilà à quoi se résument les problèmes de la femme de mon mari. Et puis il y a Moi, mon cerveau qui me fait croire que rien d’autre n’existe que le superficiel pour oublier l’essentiel. J’ai toujours fait comme ça, FUIR, à 4 ans je me planquais dans le placard, à 11 ans j’allais dormir chez la voisine, à 15 ans je faisais le mur, à 20 ans je partais à l’étranger toute seule, à 30 ans j’inventais des déplacements, à 40 ans j’ai un iphone greffé à la main.
Il y a trois jours, j’ai fait quelque chose de responsable depuis j’ai moins mal à la tête, je suis toujours blonde et par chance le slim en cuir ne me va pas parfaitement.
Etre cette femme et ne même pas en avoir honte, à se fondre dans cette majorité de provinciales dépressives et entretenues devant la même salade saumon guinoa tous les midis au Spok, à regarder les jolies lycéennes raconter à voix haute la vie rêvée des anges. Entre midi et deux chaque jour, mon déjeuner est un Enfer qui me fait éclater de rire, je vous dirais bien que je préférerais baiser avec leurs grands frères si j’avais les couilles de ce genre de propos.
Il faut pourtant accepter d’être une femme qui plus est une connasse de mère de famille, à défaut du reste.
(Parcours solipsiste) Week-end sans Rome
5 octobre 2011
Malaise ordinaire
3 octobre 2011
Je suis épuisée. Il est 14h. Je ferme les yeux. Je suis allongée sur l’herbe au milieu des milliers de personnes pour qui je ne suis qu’une anonyme. Je ressens les basses de la musique le long de ma colonne vertébrale, ça me picote comme ces regards connus que je ne sens pas vraiment bienveillants. J’ai toujours cette sensation étrange d’être mal jugée. Il y a 25 ans, j’étais une adolescente fille de voyou, obligée de vivre dans la semi-clandestinité parce que mes parents n’étaient pas comme les autres. Je cachais ma vie comme je le fais depuis quelques mois par rapport à ce blog et ce personnage virtuel devenu encombrant. A 15 ans, j’étais faible et surtout la victime de cette situation. Aujourd’hui, je suis maître du jeu même si parfois je me surprends à essuyer quelques larmes de susceptibilité mal placée. C’est étrange, à l’heure où l’on voit des milliers de femmes et d’hommes nus pour vendre n’importe quel objet… les seins d’une anonyme dérange toujours. Peut-être que le malaise vient simplement du fait que certains se disent que cette mère de famille ordinaire pourrait presque être la leur ou leur femme. Presque.
En ce moment je passe mes journées, mes nuits à observer les autres. Je deviens tout ce qui m’a toujours étonnée. Je porte même des baskets, un comble. Je deviens transparente. C’est mon tropisme passager pour tenter de me faire aimer, apprécier… accepter. Un truc inconscient pour être comme les autres, tous tournés vers le même point. Je ne sais pas. Mais ça me fait presque peur de vouloir rentrer dans le rang plus que de montrer mon cul pixélisé.
(Chéri si tu pouvais prendre le pain avant de rentrer. Merci)






















































































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