Avant de partir
13 juillet 2011
J’ai attendu toute la matinée.
Les choses ont commencé normalement, cette petite routine matinale, j’ai vérifié toutes mes messageries, il n’y avait rien, pas une seule trace de passage. Un fantôme ON/OFF. J’ai pensé à autre chose. J’ai tourné, j’ai viré, j’ai allumé. Un oiseau dans une cage qui bat des ailes, se projette contre les barres. Une jolie perruche qui fait pitié.
Tu es passé devant moi, tu ne m’as pas regardée, ni effleurée même pas en pensée, je le sais.
C’est moi qui ai voulu tout ça. J’ai tout fait pour et maintenant j’attends ce que je t’ai ordonné de ne pas faire. Les femmes sont compliquées. Les hommes ne désobéissent pas assez.
Il est 7h du matin, je suis face à l’horizon, un thé me brûle les paumes, je bois de petites gorgées, à mes pieds une immense piscine. Un à un, les hommes qui ont rythmé ma vie virtuelle depuis 5 ans remontent à la surface.
Quatre corps flottent. Je ne veux pas voir le tien.
(Humeur du jour) #Double
12 juillet 2011
La vérité est pire
11 juillet 2011
Il y a la douleur brune, la vraie, réaliste, tu me donnes une gifle, j’ai mal. Il y a la douleur blonde, la fausse, l’idéale, tu ne réponds plus à mes souffles, j’ai mal.
Je ne supporte plus que tu me fuis, je pleure chaque nuit. C’est si loin le début que de la fin je ne vois plus rien. Je ne me souviens plus de ce qu’il s’est passé. Je marchais, tu m’es rentré dedans ou non, tu marchais et je t’ai attrapé le poignet. Je passe le disque en boucle, aucun son, pas de musique, des vidéos en DM, des je t’aime.
Je relis, on se fait la bise et on se regarde de loin. C’est moche une fin qui s’effiloche, on donne un coup sec, une coupure franche. Cessons ces niaiseries virtuelles, reprenons nos vies pleines à ras bord. J’ai sans doute tort. Douce nuit, comme seule réponse à des dizaines de questions. Toujours en colère ? Oui, non, encore … Si j’étais une jeune et jolie brune, tout serait simple, je me morfondrais sur mon clic clac à t’attendre la nuit entre tes copains et ta femme.
Ils sont là autour et tu me caresses le bas du dos… Voleur de coeur.
Ainsi sera l’été indien sans toi.
Tant que tu me détestes, tu me vois. Tu voulais un duel avec moi.
Infidélité nuancée
9 juillet 2011
Dès qu’elle commence à écrire, sa tête bourdonne, elle a des crampes, mal au coeur alors elle stoppe, elle referme wordpress. Elle en est à une quinzaine d’articles inachevés. Elle clique sur XArt ou YouPorn en fonction de son humeur mauvaise ou sale. Elle écarte ses cuisses et se caresse en commençant toujours par les seins. Je lévite au-dessus de cette étrangère. Je pense à un homme presque aussi inconnu que ces hardeurs ou amateurs. Je ne me souviens plus bien de son visage, en fermant les yeux, je fais l’amour avec lui, il est barbu c’est une constante. Elle, sa sexualité se limite à de la masturbation hétérosexuelle ou des rapports exclusivement homosexuels depuis un mois.
D’un côté, MissHyde fait l’amour avec des jeunes femmes sans culpabiliser. De l’autre, je jouis 4 à 5 fois toute seule dans notre lit qu’il a déserté.
Il fait de plus en plus chaud en vrai mais aussi en faux. Mercredi ce sera ma dernière soirée avant un mois où nous allons sans doute recoucher ensemble. La séparation de septembre toujours envisagée depuis trois ans chaque mois de juillet sera-t-elle une réalité en 2011 ?
Ma vie c’est Santa Barbara mais en vrai je ne vais pas divorcer de Sean Penn. Comprends qui a l’âge.




















