Midnight in the Garden of Good and Evil
8 mai 2011
J’étais bien, cachée au milieu de tous mes amis d’une nuit. J’essayais de danser sans tomber, sans avoir bu, sans rien voir en bonne myope qui avait connement décidé de ne pas porter ses lunettes. Je ressens ce regard insistant qui s’approche. Un mot de trop, une fraction de seconde et cette soirée agréable vire au bad trip. Je prends mon envie d’en découdre sous le bras et je me barre. Je lache mes vrais amis éparpillés au milieu des pins, introuvables. Je me sauve au fin fond d’un Arsenal des galères redevenu le lieu où il faut être. Je suis assise au comptoir, accompagnée d’une belle jeune femme à la bouche parfaite et ses talons de douze. Mojito et shot de vodka, Dancing vide et bateau Blanc font très bon ménage mais pas à trois.
Il est 2 h 29, je devais rentrer, j’ai finalement beaucoup trop bu d’attendre que sa silhouette se dessine dans la lumière de l’entrée. J’ai tapé ce message codé. Un message perdu. J s. S n. N c L b s. S
C’était une soirée horrible, tout le monde s’est éclaté… Je suis rentrée contrariée. Atterrissage forcé.
J’aimerais rester dans cet état où l’imagination est seule maîtresse. Arriver par surprise, frôler au milieu d’une foule, offrir un verre à un inconnu.
Je sais que rien n’arrivera. Excitant et sans déception.



