(humeur du jour) #Sluts
31 janvier 2011
(parcours solipsiste) #SoiréeMaski
31 janvier 2011
Instinct
24 janvier 2011
Artiste Alex Castro
Je n’ai pas quitté mon sweat gris du week-end, pas de sorties noctambules, je me suis contentée d’aller boire du thé chez Celles qui ont la même vie que moi. Entre les phrases banales de mères de famille se glissent quelques insinuations qui nous font sourire. Il y a des choses dont on ne peut pas parler, juste écrire sur un blog sous couvert de l’autofiction. Si un jour je venais à assassiner quelqu’un, vous seriez les premiers informés. Aujourd’hui, j’ai très envie de vous parler de l’homme animal. J’ai vraiment du mal à me positionner dans cette histoire qui n’en est pas une. Il est difficile à apprivoiser, je le sens méfiant. Son comportement est étrange, il alterne sollicitation et silence sans demi-mesure. J’essaie de ne pas trop y prêter attention, de rester à ma place : légère, nue et enthousiaste. Mais il m’arrive comme ce lundi, de m’interroger quand pendant plusieurs jours, j’attends une promesse qui ne vient pas, rien de vital, juste une photo ou une réponse à une question. Je serais menteuse si je vous disais que je n’y pense pas quand il disparaît dans cet intrigant mutisme irl.
Mon cerveau reptilien ne pense qu’à une seule chose, qu’il ne m’échappe pas pour pouvoir un jour le dévorer.
Puis revenir à mon insignifiant quotidien.
(humeur du jour) #Silencieuse
24 janvier 2011
Et mes fesses… Tu les aimes mes fesses ?
21 janvier 2011
Le Mépris – 1963
Attendre. Voilà à quoi se résume mes dernières 24h. Attendre ma valorisation narcissique pixélisée. Son image pour mieux lui renvoyer la mienne.
Je suis de ceux qui réalisent très bien qu’ils sont malades, je sais ma tendance à l’exagération, mon hystérie, ma quête d’attention permanente, mon besoin de plaire, d’émouvoir, d’être simplement aimée. Je suis en représentation, en mode séduction pour tout et n’importe quoi. Je suis fatigante et toujours à moitié à poil. Je sais le mal que je fais, que je me fais, je sais les moments de profonde détresse face à ce miroir impartial, je sais l’amour que l’on me donne que j’engloutie jusqu’à épuisement. Je sais tout ça.
Je ne te remercie pas Papa. Ton Attention Whore de fille sera toujours malheureuse et insatisfaite.
Ici et ailleurs, j’apprends, j’essaie l’introspection, je pose mes maux. Certains comprennent, d’autres m’ignorent sans doute mal à l’aise. Je ne leur en veux pas, je les plains, ils sont pour la plupart pire que moi, les manipulateurs et autres pervers narcissiques. N’est-ce pas Paul ?
(humeur du jour) #Bagarreuse
20 janvier 2011
(humeur du jour) #introspective
19 janvier 2011
#Dressing
17 janvier 2011
Je suis rentrée vers 18h. La journée a été très dure, celui qui m’a choisie pour le poste que j’occupe va bientôt partir travailler aux Etats-Unis, je vais me retrouver dans quelques semaines seule face à une bande de vieux enculés prêts à tout pour mettre quelqu’un à ma place, dans mon joli bureau fraîchement repeint en violet. Oui un mûr violet. Ce matin j’étais de très mauvaise humeur, les choses ne se passent pas toujours bien quand il faut que je parte très tôt pour une réunion à l’autre bout de la ville, le choix du Roi a le réveil difficile. Dans la voiture, il est 7 h, ils sont blottis l’un contre l’autre, j’ai honte parfois de leur faire ça.
J’arrive, il est 7h45 et j’attaque ma deuxième journée, la réunion est à 8H30. A 9H15, j’essayais de défendre mon bout de pain, j’ai été d’une méchanceté dont ils se souviendront et qui va peut-être me coûter mon avenir professionel. Peu importe, on ne se refait pas, j’ai très mauvais caractère et j’ai beaucoup de mal à me maîtriser quand je suis attaquée.
Il y a quelques heures quand je suis arrivée chez moi, j’ai filé à la douche qui est devenu un bain. J’ai enfilé mon peignoir et je suis allée me réfugier dans mon dressing, assise sur le parquet, je réfléchissais à ma tenue pour demain, je répondais aux messages qui m’ont manqué toute la journée, je tweetais, j’étais dans mon autre dimension, celle où je m’évade.
J’ai fait une série d’autoportraits, ça m’a fait du bien. Et pas qu’à moi. Je sais être douce et soumise aussi. Un peu.
(humeur noctambule) #Enfer
16 janvier 2011
Nous ne vieillirons pas ensemble
16 janvier 2011
Photographe – Larry Flink
Il y a des cris dans mon dos, des hommes dans mon canapé.
Je clique de tumblr en Flickr, à la recherche de l’illustration de ce texte que j’aimerais écrire, une sorte de déclaration sans amour, juste une envie intense de vivre quelques heures une Moi différente, plus jeune, plus gaie, plus belle. Les ondes viennent de loin, parcourent dans mon esprit un paysage blanc et froid. J’ai dans ma tête, son sexe chaud dans la bouche. Qui n’a jamais imaginé un beau roman, une courte et intense histoire.
Ils viennent de marquer un deuxième but, j’ai des frissons, un souffle polaire remonte le long du sillon original de ma colonne vertébrale. Mon esprit est ailleurs comme souvent, durant le dîner hier soir, ce midi aussi. Je cuisine, je reçois, je discute, je ris, je le regarde fumer une cigarette dans le jardin, je fais tout ça, heureuse de le vivre mais une partie de moi lévite au-dessus de ce bonheur surfait.
Sinon je déteste le rire de Paganelli. Deuxième mi-temps, Aller regarder un Pialat et pleurer.
(TodayIsAGoodDay) #Désir
14 janvier 2011
(parcours solipsiste) #Barcelone
11 janvier 2011
(humeur du jour) #WhenLoveFeelsLikeCrying
6 janvier 2011
(humeur noctambule) #46
3 janvier 2011
Il n’y a pas plus insensibles que les amoureux
3 janvier 2011
Artiste – Lucas Simoes
S est parti tout près.
A quelques kilomètres de moi. Les sms ont remplacé les mails, un pas vers la proximité, je n’ai pas eu sa voix, il me reste quelques jours. Stellan a ce sourire malicieux derrière le viseur de son portable, il m’envoie son ennui fin et musclé. Je regarde ses autoportraits sans m’en lasser, le même corps indéfiniment, plus rien n’a d’importance dans l’instant. Je soupire, je serre mes cuisses, le désir monte et se jette dans le vide. Les fêtes passent au rythme de ma famille surexcitée, de mon couple qui flotte et de ma vie virtuelle qui m’obsède. Parce que bien sûr, ce monde est là tapie dans l’ombre, prêt à bondir à la moindre de mes faiblesses. Je garde ma porte vérrouillée aux invitations, trop peureuse d’être déçue ou de décevoir. Je préfère être entourée, je prévois un dîner pour bientôt, j’ai très envie de revoir et de découvrir, les visages de ceux et celles que j’ai du mal à lâcher quand vient l’heure d’être un peu raisonnable. Parfois la nuit, je me réveille, je me dis que le monde fourmille dans mon téléphone, ils rigolent, il râlent, ils se charrient et j’ai très envie d’y être. Cette sensation permanente de rater quelque chose qui n’a aucune importance, cet attrait pour l’inutile est fort.
S a disparu quelques jours, nos sentiments éphémères n’avaient plus de connexion. Mon cerveau a peur du vite, la solitude virtuelle m’est inacceptable. c’est à ce moment là qu’Adonis est apparu comme par enchantement, un ange en Enfer.
Je me retrouve écartelée entre deux jeunes hommes fantômes. Sûre au final que d’une seule chose, de finir avec le troisième et d’embrasser ses lèvres comme si c’était les leurs chaque soir. Pour un plus grand plaisir.
Aimer encore l’Un par le seul fait d’être désirée par d’Autres. Le secret du couple éternel. L’amour a ses secrets, chacun les siens.
Ne me jugez pas. Essayez de faire mieux et on en reparle.




































































































































































