(humeur noctambule) #38
30 novembre 2010
Ce blog est en sursis
30 novembre 2010
Aujourd’hui, il y a une heure pour être précise, je caressais la touche delete comme je le fais régulièrement. Mes blogs ne dépassent pas un an d’existence. J’essaie de résister, d’apprendre de mes erreurs, de ne pas les recommencer puisque j’en reviens toujours à créer un espace pour m’épancher sur ma banale vie. Cela fait 4 ans que cela dure, une addiction comme une autre, je ne fume plus, je bois peu, je ne me drogue pas, je baise encore mais toujours avec le même… Vraiment une vie insignifiante, rien au-delà de la rampe de projecteurs.
A chaque fois que je discute au téléphone plusieurs heures avec elle, nous raccrochons et je suis agacée. Sur le moment, je prends plaisir à échanger mais au final nous parlons de choses, de personnes que j’essaie d’oublier, ça remue la vase. Ici, les commentaires sont fermés et même si j’apprécie recevoir des mails, j’ai peu de contacts, toujours les mêmes depuis des années, les nouveaux se lassant assez vite , à moins que ce ne soit moi ?!
Finalement, ce blog n’est pas là pour les autres, il n’est là que pour moi. Ce n’est qu’un plaisir égoïste, un plaisir d’exhibitionniste.
Ce soir, je suis tombée sur une série de vidéos, je regardais une femme danser… Au début, elle m’a fait sourire puis elle m’a renvoyée à ma propre image, celle que je vous donne. J’ai pensé à la discussion que j’ai eue tout à l’heure. La vérité n’est pas toujours agréable à entendre. Je n’aime pas ce que j’ai entendu, je n’aime pas ce que l’on pense de moi parce que c’est ce que je pense de la plupart d’entre vous et je me sens encore plus pathétique en me moquant d’elle.
(humeur du jour) #48
30 novembre 2010
(humeur noctambule) #37
29 novembre 2010
MyArtPrism # Cédric Viollet
29 novembre 2010
Week-end à Rome
29 novembre 2010
La Dolce Vita – 1960
Je lui ai dit les choses telles que je les ressentais, mes désirs, mes angoisses, mes peurs. Je lui ai dit mon besoin de liberté, de sentir le regard d’un désir neuf, de son attention plus que de sa protection. Je lui ai dit mes larmes devant ce miroir intransigeant, devant mon visage qui se creuse, devant ce corps qui change. Je lui ai dit ces possibilités, ces tentations, cette excitation nouvelle, ce besoin de plaire à d’autres encore un peu avant de renoncer totalement.
Il m’a répondu que pour lui c’était pareil qu’il me comprenait qu’il m’enviait même mais surtout qu’il m’aimait plus que tout, plus que la nouveauté, plus que la fraîcheur d’un visage plus jeune, qu’un corps plus ferme. Il m’a dit son amour et c’était la première fois qu’il le formulait sans pudeur, au-delà des preuves qu’il me donne chaque jour. Il m’a dit tout simplement "je t’aime". Je suis restée muette, tétanisée sur le fauteuil passager.
Il a posé sa main sur ma cuisse, la voiture a redémarré.
Week-end à Rome feat Vanessa Paradis
(crush)
29 novembre 2010
MyArtPrism # Michael Donovan
29 novembre 2010
(humeur noctambule) #36
28 novembre 2010
(humeur noctambule) #35
27 novembre 2010
(humeur du jour) #47
26 novembre 2010
Le consumérisme aura mon petit trou du cul
26 novembre 2010
Lunes de fiel – Polanski
"Nous étions tellement différents"… Au début ce n’est que beau, totalement complémentaire et quasi indispensable pour que notre histoire dépasse les quelques mois. Puis il y a un léger coup de frein aux sorties chacun de son côté, nous achetons notre premier appartement, notre premier cuit vapeur, nous forniquons non stop et arrive le choix du Roi, merveilleux, magnifique. Bienvenue dans le monde des trentenaires.
4 ans de vie de couple, 10 ans de vie de famille, une plus grande maison et deux jolies voitures plus tard, nous n’avons toujours pas de chien, quelques cheveux blancs mais ça ne va qu’à lui.
Depuis mon retour de Paris mercredi, l’ambiance au domicile conjugale est extrêmement tendue, monsieur dort dans la chambre d’amis, madame change de couleur de vernis tous les soirs et ferme sa gueule.
Il y a des passages que je devrais éviter de relire : « Toute forme d’amour si harmonieuse soit-elle abrite un drame ou une farce latente. Et chez l’homme le plus honnête, il reste toujours assez d’étoffe pour faire un salaud … La fidélité à une personne est un prix trop cher payé pour n’être pas compensé par une excitation égale : l’être à qui s’adresse une préférence exclusive a la charge écrasante de remplacer tous les hommes, toutes les femmes que sa présence exclut. Tâche impossible : nul n’est divers et multiple comme le monde. »
Je vais brûler Lunes de Fiel de Pascal bruckner et me remettre à lire les bons conseils de Cyril Lignac.
Mon couple se portait en apparence bien mieux quand je confectionnais des flans à la chataîgne le dimanche après-midi. Par contre monsieur avait plus de ventre et me baisait moins.
Croisements Capitale
25 novembre 2010
Il est bientôt 15 h, cela fait 45 mn que je suis dans le train, trajet retour d’un déplacement professionnel de 3 jours. Le front calé contre la vitre de la fenêtre sans voir le paysage qui défile à grande vitesse, j’ai la tête lourde, les yeux brillants, les poumons comprimés, j’ai beaucoup de mal à simplement respirer et il met de plus en plus difficile de retenir ces larmes qui dansent au bord de mes cils. Mon voisin lit paisiblement et ne prête pas attention à cette femme qui semble tout à fait normale. Mes journées ont été longues, plutôt très intéressantes professionnellement, éclairées par des néons et hydratées au thé citron vraiment rien de racontable si ce n’est les détails vestimentaires de la corporation des chargées de communication lambda qui vous feraient sans doute rire si j’avais quelques dons pour raconter les choses avec humour.
Les deux soirées ont été l’occasion de rencontrer des twittos, blogueurs avec qui j’échange depuis des années pour certains ou juste quelques mois pour d’autres. Mes yeux sont un peu plus cernés mais je ne regrette pas ces quelques cocktails vodka concombre menthe fraîche provocant des éclats de rire sous les lumières tamisées du Mama Shelter. J’ai presque failli réouvrir un compte twitter rien que pour live twitter ces heures pleine de bons mots, de jolis sourires, de regards complices, de moments propices aux confidences. Tout cela a fait que je suis juste totalement épuisée, que la semaine est loin d’être terminée, que ma famille m’attend et à côté d’elle les conséquences de cet événement survenu juste avant que je ne prenne mon train lundi. Le père de mes enfants m’a annoncé calmement qu’il allait me quitter qu’il avait une preuve de mon intention de le tromper et même une certitude sur mon infidélité.
Il est 15h15, dans 5 heures il rentrera, persuadé que je me suis faite sauter durant ces deux nuits. Et je vais bien pouvoir lui jurer que je n’ai rien fait à part minauder avec le croustillant serveur Benjamin, que oui je me suis laissée embrasser sur la bouche par une jolie twitteuse qui portait Angélique Noire de Guerlain. Je ne résiste pas aux effluves rares. Il ne me croira pas, tout simplement parcequ’il a fouillé dans mon sac de voyage et qu’il y a vu des porte-jarretelles et autres dessous affriolants.
Voilà où j’en suis, on va devoir se séparer parce que j’aime porter de la lingerie trop belle pour être honnête. Alors que quand il m’a rencontrée, il y a presque 14 ans je m’habillais parfois de façon extrêmement provocante, que j’ai toujours été une personne extravertie, capable de parler à n’importe qui comme ça juste pour le plaisir de faire connaissance. Que oui j’avais dans l’idée de peut-être poser pour un photographe en petites tenues et que finalement même après une excellente bouteille de Chinon, j’ai préféré monter seule dans ma chambre pour faire de minables autoportraits. Comme d’habitude, même la nuit.
Je vais jouer à faire semblant.
My way.
Il me reproche aujourd’hui ce qu’il a toujours aimé en moi.
A moins qu’il ne m’accuse de la gale, tout simplement parcequ’il veut tuer sa chienne.
(humeur du jour) #46
22 novembre 2010
A serious woman
22 novembre 2010
La folle journée de Ferris Bueller – 1986
Aujourd’hui, je me suis levée avec cette sensation étrange que cette journée ne serait pas habituelle, elle l’est puisque dans quelques heures je serai assise dans le sens de la marche, un magazine sur les genoux à me demander si malgré ma détermination les aléas de la vie n’allaient pas me gâcher mes projets. Quand on a 16 ans en 1986 on s’identifit plutôt à "Vic" ou Laura (Ingalls), moi c’était Ferris.
Aujourd’hui, je me sens comme le jeune Bueller qui vivrait la vie de cette conne de Judith Gopnik.
Ce blog est de plus en plus abscons … Et pourtant.
(humeur noctambule) #34
21 novembre 2010
(humeur noctambule) #33
20 novembre 2010
6/6
19 novembre 2010
Ce soir, je me demande.
Lundi, au bout de ce week-end, lundi, dans trois nuits, lundi et ce dîner improbable, il y a quelques mois, nous ne nous connaissions pas. J’ai un peu le trac et très envie d’y être. Tous les jours, je frôle leur univers, je ris et je grimace au rythme de ma google reader. Lundi soir, quelques flux autour d’une même table. Evidemment, on annonce des températures très basses et une grève, evidemment il y a toujours un risque d’annulation au dernier moment.
L’impression de revivre le même compte à rebours. Il y a un an. Déjà.
(humeur noctambule) #32
19 novembre 2010
(humeur du jour) #45
19 novembre 2010
"Quelque chose clochait chez moi : je pensais énormément au sexe. Je m’imaginais au lit avec chaque femme que je voyais. C’était une façon agréable de passer le temps (…). Les femmes : j’aimais les couleurs de leurs vêtements ; leur démarche ; la cruauté de certains visages ; de temps en temps, la beauté presque parfaite d’un autre visage, totalement et superbement féminin. Elles possèdaient un avantage sur nous : elles planifiaient beaucoup mieux leur vie, elles étaient mieux organisées. Pendant que les hommes regardaient les matches de football ou buvaient une bière ou jouaient au bowling, elles, les femmes, pensaient à nous, se concentraient, étudiaient le problème, décidaient – de nous accepter, de nous rejeter, de nous échanger, de nous tuer ou, plus simplement, de nous quitter. En fin de compte quel que soit leur choix, nous finissions dans la solitude et la folie."
Charles Bukowski extrait de Women


























































































































































