Je vais mal, ne t’en fais pas

15 octobre 2010

 

Hier soir, j’étais toute seule dans ma jolie prison, la solitude ne me va pas du tout au moral.

Je débarrasse, j’enclenche les retardateurs du lave-vaisselle et du lave-linge, je couche les monstres, je me douche, je m’enduis de toutes sortes de placébo, je prépare ma tenue pour le lendemain et je m’allonge sur mon lit. J’ouvre un des romans que j’ai commencé et que je ne finirai jamais, je tripote mon téléphone, je lis des mails auxquels je ne sais pas quoi répondre et j’en écris d’autres qui ne seront même pas lus juste regardés. J’admire l’intelligence de la beauté d’une diablesse, je caresse mes seins en m’imaginant que ce sont ses mains. je frissonne. Je reste dans mes fantasmes, bien au chaud. Je n’ai pas l’envie au jeu de l’amour et du hasard, je vois et j’entends ces choses que les autres vivent et je les envie. Je suis trop méfiante et peureuse pour faire confiance à des inconnus. J’ai peur d’avoir mal, de regretter, de me ridiculiser. Je suis compliquée, je me pose des centaines de questions, j’envisage des dizaines de possibilités, je vis trop en fonction du regard, du jugement. Définitivement je ne serai jamais une femme simple, légère, sûre d’elle. Alors quand je vais mal, je casse mes jouets, j’explose des objets contre les mûrs, je dis des choses méchantes et j’envoie des sms.

Je vais crever avec mes stupides complexes.

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