Passage en adultie

11 août 2010

Il y a cette chose sale qui traîne dans ma tête. Qui brûle.

Cette envie d’en découdre avec le Monde qui tourne sans moi depuis trop longtemps. Je suis assise dans ma voiture, je consulte Seloger.com, je cherche un appart à louer pour septembre, il m’a dit qu’il fallait que je parte, qu’il était temps, qu’on allait se quitter d’un commun accord mais que ce n’était que de ma faute.

Pour ceux qui me lisent depuis longtemps bien avant ici, vous n’y croyez pas, vous vous dites que je bluffe, que ces 20 jours en Corse vont nous reconcilier comme à chaque fois. Les choses sont différentes. Je suis allée chercher les cendres de ma mère il y a quelques jours, je vais faire ce qu’elle nous a toujours demandé, les déposer près de notre père à l’entrée du village, au milieu du maquis. Je, nous sommes orphelines, je, nous sommes de grandes filles maintenant, je , nous sommes des adultes.

J’étais dans une de ses allées de l’immense cimetière St Pierre, il faisait très chaud. J’avais la boîte en carton où se trouvait l’urne sur les cuisses. J’étais bien, je réfléchissais à ma futur vie de maman célibataire dès la rentrée. Je me disais que ça allait être dur mais que je m’en sortirai. Mon téléphone a vibré, j’ai souri. Il a le don pour m’envoyer une pensée dans ces moments si intenses pour moi.

Je suis rentrée, j’étais seule, je me suis allongée sur le lit comme je le fais souvent depuis que j’ai arrêté de fumer et je me suis offert mon corps.

(humeur du jour) # 33

10 août 2010

 

 

Now or Never

6 août 2010

Photographe Aaron Feaver

Il fait chaud comme ce soir-là, je suis allongée sur mon lit, je pense à un Lui.

J’ai 25 ans, Lui 24. Il est très beau, il a tout. Tout ce qu’une jeune femme comme moi révait. Il est toujours là, à la fois si proche et inaccessible. Il me plait de l’imaginer avec toutes les Autres, celles qu’il prend quand il rentre au petit matin quand on aime la terre entière, quand un cul n’a plus de vague à l’âme. Il y a sa langue chaude qui pénètre sans répis, il y a ses mains aussi aux doigts longs et fins, son majeur inquisiteur. Il y a sa voix, rayée comme un vieux disque d’Elvis Presley. Je me souviens la première fois qu’il a enfoncé sa queue au fond de ma gorge, qu’il a posé ses couilles sur le bout de ma langue. Il chantait.

It’s now or never,
Come hold me tight
Kiss me my darling,
Be mine tonight
Tomorrow will be too late,
It’s now or never
My love wont wait.

Photographe Rankin

 

(humeur du jour)#32

4 août 2010

(humeur du jour)#31

3 août 2010

 

Instinct

2 août 2010

http://cryingdoesntsolveanything.com/

Je ne sais pas pourquoi ce soir là nous avons parlé.

Cela fait longtemps que nous nous connaissons, nous étions en Archi ensemble. Je l’aperçois souvent en soirée, je le salue, il me sourit et puis c’est tout. Il y a quelques semaines, les choses ne se sont pas passées comme ça et je n’ai toujours pas compris pourquoi. Je suis rentrée avec cette sensation étrange. J’ai supprimé son numéro de mon téléphone et je me suis mise à pleurer.

 

(humeur du jour)#30

2 août 2010

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