Les Belles, les Douces et les Salopards
29 juillet 2010
Il s’est assis en face de moi celui qui nous a raconté notre vie.
Ce devait être un dîner du mercredi entre soeurs et puis il a été convié à notre table, alors nous avons dit bonsoir poliment. L’Homme presque divorcé était marié, deux enfants avec une jeune bourgeoise du cru, leur maison et surtout leur jacuzzi avec vue imprenable. Il avait une tête d’oiseau, une tête de gentil sournois, il portait une Panerai et ses mains étaient longues. Il a raconté les 15 ans de vie commune, la moitié qui baignait dans le bonheur et l’autre dans l’ennuie. Le sien surtout, Elle, l’officielle je crois qu’elle était juste à sa place. Il nous a raconté son fabuleux job, les millions de budget, le Maire, la politique, les chiens et les Bandeurs autour, les Fouteux, les campagnes d’affichage, le Trophée des Champions et les couilles à bâtons. Un autre monde. Nous n’avons pas ouvert la bouche, même pas checker nos mails. C’était captivant. Il nous a raconté quand l’Autre est arrivée, qu’il a su au premier regard qu’Elle allait briser sa vie. Elle, ses grandes jambes toutes fines, son accent exotique et surtout "Elle sentait bon". Il l’a répété 3 fois, il a même insisté "Pas le gel douche… Elle sentait la Chose".
Cela m’a rappelé, cette histoire poussiéreuse, l’histoire de l’homme qui choisit une proie, une favorite discrète, sans être empaillée, proprette sans être banale, ingénue sans être niaise, et belle, si belle sans avoir l’air de le savoir. Il se marie avec la Belle qui pense être la seule et l’unique en continuant sereinement à minauder avec toutes les autres ou inversement. Il n’y a pas des milliers de possibilités, les mondes parallèles avec leurs petites intrigues amoureuses ou rien. Et puis un jour, certain(e)s tombent sur cette Douce Salope ou son pendant à queue, irrésistiblement démoniaque, les menteuses et les charmeurs. Ce sont Ceux qui nous tuent et nous vengent. Ceux qui résistent quelques temps juste assez pour bien nous ferrer. Qui font tourner la tête, qui brisent les petites vies de notables, qui ouvrent les portes de l’Enfer et qui donnent les clefs à nos démons.
Moi j’aimerais être un de ceux-là, je ne suis que Celle qui est à sa place.
Je suis rentrée à minuit 46 minutes. Sobre et en avance sur l’heure de la permission. Je file du mauvais coton.
(humeur noctambule)#22
29 juillet 2010
MyArtPrism # Camilla Akrans
29 juillet 2010
(TodayIsAGoodDay)#Les jambes
15 juillet 2010
"Les femmes sont extrordinnaires. Elles savent se servir de leur moindre atout : l’une, c’est sa démarche, l’autre, son décolleté, une troisième, ses jambes… Il y en a même qui se servent de leur intelligence ! " Tristan Bernard
"Les jambes des femmes sont des compas qui arpentent le globe terrestre en tout sens, lui donnant son équilibre et son harmonie. " François Truffaut
"Les femmes honnêtes sont chiantes parce qu’elles n’écartent les jambes que pour faire l’amour." Georges Wolinski
MyArtPrism # Pingoo
12 juillet 2010
Infernal sentimental
12 juillet 2010
Il n’y a pas de plan, pas de limite et l’attente peu être longue. Un jour, dix, des mois, une année, deux ans… Les années qui me séparent d’une nouvelle queue chaude, pas meilleure que celle qui m’honore ne se comptent plus. Les corps jeunes et bronzés qui s’hexibent devant moi à longueur de week-end n’arrangent pas mes mauvaises pensées. Ces derniers jours sont banals pour qui vit dans le sud, la plage du matin au soir. Il fait chaud, très, il y a ce vent sec, heureusement, qui éloigne un peu de moiteur. Je n’arrive plus à enfiler de jean, je ne porte que des robes, des jupes, des shorts, je suis blonde et je ris pour un "grand n’importe quoi". Ce "grand n’importe quoi" a une belle voix, une voix de goûter.
J’ai envie d’une virée, d’une voiture pleine d’amies sans destination. Le short serait le même, le cul un peu moins. Aujourd’hui vers 16h30 j’avais à peine 20 ans. Et c’est encore mieux pour de faux.
MyArtPrism # Michal Tokarczuk
11 juillet 2010
(humeur noctambule)#21
11 juillet 2010
La femme qui voulait être Roi
10 juillet 2010
Photographe Camilla Akrans
Quand on la regarde faire les boutiques, se pavaner à la plage, danser sur des dancefloors improvisés, elle va bien la femme qui promène mon corps. Elle paraît extrêmement enjouée, heureuse, certains disent pimpante. La même se regarde en se démaquillant, en se déshabillant, rentrant trop tôt ou très tard, elle me dévoile alors ce regard et ce corps tristes, une fois les lumières publiques et les boules à facettes éteintes. Tout ce qui la frôle ne l’intéresse pas, elle veut l’inaccessible libre et lointain.
Elle vit avec un Prince mais ça ne lui suffit pas. Elle veut tout et même plus. Elle veut la place du Kalif, elle veut être aimée, admirée, vénérée. Elle veut être le Roi, enfoncer sa queue dans des chattes dégoulinantes de désir. Lécher leur jus. Les inviter à déjeuner, les séduire puis les détruire. Elle veut balancer ses états d’âmes et ses sentiments. Ne plus rien ressentir, juste des envies et des plaisirs éphémères avec des filles aux culs faciles et aux cerveaux difficiles. Des rendez-vous courts et intenses. Prendre la route, le train, l’avion, juste pour une nuit ou quelques heures. Lui enfoncer une bien dure dans la bouche, la retourner et lui défoncer son cul de fausse bourgeoise déprimée.
(humeur noctambule)#20
10 juillet 2010
(humeur noctambule)#19
9 juillet 2010
Dis-moi pourquoi
9 juillet 2010
Steeve McQueen Life Magazine
Il est parti sans explication.
Je me suis longtemps demandée si j’y étais pour quelque chose, je crois qu’on est toujours responsable du comportement, des réactions de l’autre. Pas coupable mais jamais innocent. J’aurais aimé qu’il m’explique même si au final j’aurais eu encore plus mal. Mais là, de ne pas savoir. Il y a eu mon père il y a 14 ans qui un jour est parti brutalement, il est sorti de notre vie et de la sienne aussi. Et puis il y a Lui, régulièrement. Lui, les Hommes. Ils quittent, ils partent, il rayent, ils ignorent… Je préfèrerais qu’ils m’accablent, qu’ils me le crient ce pourquoi mais pas ça, pas toujours ça, pas ce putain de silence.
Retourne-toi, regarde-moi et dis-moi pourquoi.
Que je puisse au moins te détester.
MyArtPrism # Marco Guerra
9 juillet 2010
(humeur du jour)#29
7 juillet 2010
(humeur noctambule)#18
6 juillet 2010
Je crois que j’aime bien le mal quand il te ressemble. 19:06

Je suis cette vilaine poupée qui ne sait plus où elle est bien. J’écoute ça.
MyArtPrism # Dan Martensen
6 juillet 2010
Léthargie lancinante
6 juillet 2010
Photographe Niky Roehreke
Je suis passée d’un extrême à l’autre, ma vie ressemble à Space Mountain. La semaine dernière des sorties, des excès, des nuits trop courtes, des journées sans vraiment réaliser, totalement hors sujet, je navigue d’une dimension à une autre, je dis beaucoup, je promets tout autant et au final je me retire du jeu. Réel, virtuel, la persévérance finit toujours par enfouir sa langue là où surtout il ne faut pas. Entre ces deux temps, un week-end en pente douce, je regarde jouer mes enfants en écoutant la musique au bar de la plage, les rires, les autres qui vivent ma vie d’avant. Je me retourne, toujours cachée derrière mes lunettes, j’épie la faune cuivrée arborée du trikini, du short de bain. Des brochettes caramélisées de gueules d’ange et de culs de démone. J’ai envie d’avoir 25 ans et d’aller danser avec eux, les pieds dans le sable et la tête pleine d’air.
Dans le creux de la vague, cette semaine a commencé doucement. Je me suis reposée, mon téléphone portable est tombé en panne, j’ai perdu la totalité des numéros engrangés sur 4 ans de blogging même pas intensif, une perte lourde de 06 prometteurs. Quand je ne travaille pas je suis dans mon lit, je m’étire, il fait bon les volets fermés, je ne bouge plus, j’attends de ressentir à nouveau, j’attends que le mal vienne me lécher, qu’il m’écarte les cuisses, qu’il m’écartèle. Je fais des rêves étranges, doux et défonçants. Il y a une maison abandonnée, un massacre à la tronçonneuse, Jessica Biel qui coure nue dans l’herbe d’un immense jardin.
Elle agonise sur un crochet de boucher planté entre ses omoplates. Bien fait pour Elle.
(humeur du jour)#28
6 juillet 2010
(humeur noctambule)#17
4 juillet 2010
MyArtPrism # Marcus Ohlsson
3 juillet 2010

























































































































