Outlaw

8 avril 2010

Bonnie and Clyde – Arthur Penn 1967

Hier soir 21h devant un comptoir en zinc, une chanteuse en fourreau noir sur peau caramel entonne un air de Gainsbourg.

Confidences, souvenirs, je viens de dîner avec ma jeune soeur, nous trinquons à quelques bonnes nouvelles qu’elle vient de m’annoncer. Le Café Populaire est plein, beaucoup de têtes familières, des sourires complices, des compliments désintéressés, des verres offerts, des connaissances nous saluent, demandent comment va la Famille, la vie. Une soirée tamisée, ni larmes, ni éclats de rire, on aborde quelques sujets délicats, on cherche des solutions à de petits problèmes. Selon Elle, cet espace, ce blog n’a aucun intérêt, mes mots devraient s’étaler ailleurs. J’ai un devoir de mémoire, j’ai une histoire à raconter, une histoire un peu particulière. Une histoire vraie. Il est déjà minuit je la ramène.

Dix minutes plus tard, je retourne finir mon Bellini et d’autres discussions s’entament moins sérieuses et pas sans conséquences. Les hommes sont toujours charmants quand ils n’ont pas encore enfoncé leur queue dans votre cul ou qu’ils pensent que ça pourrait arriver. Après c’est une autre histoire … qui s’arrêtera aussi.

Je rentre à une heure raisonnable et encore justifiable pour un soir de semaine dans une grande ville. Je me démaquille en pensant au voeu de ma soeur. Je ne sais pas si je serai prête un jour, prête à remuer ce passé. Beaucoup de chagrin pour que l’extraordinaire se passe ou plus simplement vive. Des destins croisés, des actes manqués, des drames évités de justesse. Un Monde à la fois détestable et envoûtant. Le Monde des Seigneurs.

Ils sont morts aujourd’hui. Peut-être qu’il est temps ? La question, je ne vous la pose pas, je me la répète.

3 heures du mat j’ai… Une insomnie. Mais pas pour cette raison sérieuse. Un chat miaulait au loin mais pas pour moi, plus pour moi. Je le sais, je le sens. Et ça me fait bizarre. J’ai tort de me prendre la tête pour si peu. Mon amour propre est encore trop susceptible même si j’ai bientôt l’âge de déraison.

Ici, pour l’instant, ça me fait juste du bien de l’écrire, de le réfléchir. je n’ai pas nécessairement envie que ça change un comportement qui a ses raisons.

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