Silence fatal

10 mars 2010

Photographe Vislevskaya

Ce qui devait arriver et là.

L’Homme Fatal rentre dans une vie. Toutes les étapes se succèdent comme dessinées. Le premier contact, un hasard organisé, un lien. Puis les échanges égrainés au fil du temps, évidemment long et lent, des mails, des sms, des chuchotements, des regards, des mains, un dernier verre, le charme opère. Rien de grave, rien d’important, il n’existe pas vraiment. Une respiration entre deux vies cloisonnées, des mondes radicalement opposés.

Une faille, d’une noirceur extrême, des larmes qui fouettent et creusent des joues rouge sang. Le corps est triste, face au miroir. Des centaines de questions sans réponse, l’Homme Fatal prend forme et cette envie incontrôlable qui monte qui déborde qui envahit tout. L’envie d’être une passade, un soupir, une pulsion. A la place un silence dédaigneux. Je ne suis plus rien.

L’envie, le désir, le plaisir, la frustration, le jeu, le dédain, la colère, la tristesse, le désert, le néant. Les étapes d’une histoire sans espoir.

Dans ce rêve, cette nuit, je marchais longtemps vers une lumière de plus en plus lointaine.

L’Homme Fatal s’échappe pour mieux torturer sa proie.

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