Open

22 février 2010

Je suis assise en tailleur sur le canapé, le rire de Paganelli en fond sonore, un dimanche soir arrivé trop vite. Mon week-end a commencé jeudi midi, une succession de soirées et de journées sans lui, je suis une mère célibataire quelques jours toutes les 3 semaines, juste assez régulier pour réaliser que cette vie n’est pas faite pour qui est sensible aux cernes.

Jeudi soir, c’est parti très vite, de grandes jeunes femmes, cruel mélange d’hôtesses, mannequins arpentent les salons teintés de rose  pour les festivités nocturnes d’un tournoi sans intérêt. Je les jalouse comme tout le monde. Vers 2 heures, le son est trop fort, le mauvais champagne a fait son effet, mon chemisier s’est déboutonné tout seul et mon voisin de comptoir n’arrête pas de me parler de sa femme et de ses tatouages, espérant que je lui demande de me les montrer. Evidemment que j’ai demandé. Je rentre vivante sans jambes, 5 heures debout montée sur talons, le tennis c’est épuisant. Sur le parking, sous la pluie, je parie que Tsonga va gagner. J’ai perdu.

Vendredi soir, je reçois. Les invités ont la mauvaise idée de partir très tard, j’avais dormi 4 heures la veille. J’ai perdu en 24 heures les légers bienfaits d’une vie de famille très calme depuis quelques semaines.

Ma grande copine est arrivée samedi matin. Nous avons toutes deux une nouvelle coupe de cheveux pour le reste rien n’a changé, J’ai toujours, passé un degrés d’alcoolémie, mon humour de grosse qui ne l’a jamais été, mon attitude de célibataire qui devient très lourde en fin de soirée et elle, stoïque, finit un joint d’herbe main droite et une flopée d’admirateurs collés à son dos nu. Nous rentrons à 5h10 après avoir cherché une heure ma voiture dans ses ruelles qui se ressemblent toutes. Mes enfants nous sautent dessus à 8h30. Nous les suivons toute la journée lunettes noires et bouches pâteuses.

Il est 22h13, je suis épuisée et souriante, je viens de terminer les California maki qu’il a préparé en rentrant. Je lui raconte ce week-end sans mentir en exagérant juste quelques passages pour en faire oublier d’autres. MMS sauvages et baisers salés compris.

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