Miracle

2 février 2010

Il était aux alentours de 11h et j’ai eu le premier orgasme vaginal de ma vie sexuelle.

Sur le moment, j’en ai pleuré et maintenant ça me semble tellement irréel que je me demande si je n’ai pas délirer sous l’effet du traitement. J’ai toujours cru que l’orgasme vaginal n’existait pas même si certaines de mes proches, peu nombreuses, m’affirmaient le contraire. Prendre mon pied sans stimulation du clitoris était pour moi impossible. D’ailleurs, j’ai depuis longtemps arrêté de m’en préoccuper. J’ai appris à comprendre ma sexualité, à l’assumer et je m’en porte plutôt bien. Mais là, tout à coup en quelques secondes, ça m’a fait tout bizarre. Cette sensation nouvelle.

J’ai passé 3 jours clouée au lit, fiévreuse, je n’arrêtais pas de bouger, de parler, de crier dans mon sommeil, j’ai dormi toute seule dans la chambre d’amis pour qu’il puisse se reposer et moi aussi. Ce samedi matin, il est venu me réveiller pour vérifier ma température. Evidemment ça a dérapé. Je ne sais pas trop comment, j’étais brûlante, transpirante sous la couette, les cheveux collés, le tee-shirt que je portais était trempé, je lui ai dit que j’avais mal en avalant mais aussi au cou, au dos, tu sais là et puis là, en bas, plus bas, oui voilà là, tu y es. J’ai écarté mes cuisses, j’ai ouvert ma bouche, aucun son ne pouvait sortir, j’avais la gorge en feu et son gland contre mes amygdales totalement soumises. J’ai pris son poignet et j’ai tracé le chemin vers mon sexe en bousculant mes seins au passage, il a posé sa paume et glissait deux doigts. Il n’a pas titillé mon clitoris comme il le fait d’habitude, j’étais tellement bien, c’est monté tellement vite que je suis incapable de me souvenir, de décrire son geste, le mouvement, le rythme. J’ai jouit différemment. Pas plus fort, juste sereinement, c’est le mot qui me vient aujourd’hui. J’ai mis quelques secondes à m’en remettre, lui ça ne l’a pas perturbé, je lui ai demandé où il avait appris ça, il m’a répondu un truc du genre, tu as une formule 1 dans ton lit depuis 13 ans et tu t’en sers comme si c’était une charette. J’ai ri en lui donnant une tape sur le torse.

Et puis je me suis remise à pleurer en le suçant.

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