Le nombril de mon monde

31 janvier 2010

 

Trop de possibilités, gangrène le choix.

Je suis raisonnablement sollicitée et je me sens de plus en plus seule et minable. Une supercherie, un leurre, une imposture. Je me sens triste ce matin, je m’étire sur ma couette, m’amusant à immortaliser les reflets des persiennes sur mon ventre et mes fesses. Entre deux clichés, je me mets à pleurer comme ça sans pouvoir m’arrêter. Je ne comprends pas cette obsession, ce besoin de plaire sans fond, sans limite, de ne chercher qu’a être l’unique, la meilleure, la première pour tous sans exception. Même si je n’aime pas, ne désire pas, ne connais même pas. D’être sans cesse dans le doute, dans la recherche de l’amour, de l’attention et dans n’être gavée tout autour.

C’est une maladie grave. Mon père en est mort.

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