Il y avait du soleil et …
24 janvier 2010


10 jours sans écrire, sans lire, sans travailler, sans baiser, juste vivre au rythme d’un planning punaisé devant un immense comptoir intarissable. S’il fallait résumer ce serait : Manger, boire, skier… Manger, boire, skier… Tout serait moins drôle s’il n’y avait pas les détails. Dès notre arrivée, le parking donne le ton, BMW, Audi, Porsche… uniquement de grosses cylindrées genre bagnoles de forains et ce n’était pas si mal penser. Dans le salon parfait pour une centaine de familles nombreuses, les tribus sont assorties aux voitures, arborant de la doudoune Moncler dans toutes les couleurs, des enfants aux cheveux longs faussement négligés, des maris mafflus accompagnés de blondes plutôt bien refaites ou bien plus jeunes. Au milieu de cette majorité, quelques spécimens rares, des couples assortis.
Nous avons passé 8 jours à regarder les autres déambulés, ces filles sans âge qui ne conçoivent pas la poussette sans cuissarde même quand il fait moins 15 degrès dehors, celles qui nous ressemblent et qui nous ennuient, celles que nous pourrions devenir, ces quinquas avec ados intenables montés sur snowboard qui matent les culs des jeunes mamans célibataires accrochées au comptoir, venues pour passer un peu de temps avec leurs enfants qui ne quittent jamais le mini club.
Nous avons passé cette semaine en parfaits GM, à reluquer les Go un verre à la main pour oublier que nous sommes venus en famille.
Ce soir, en repassant mes 3 panières de linge avec ma nouvelle centrale vapeur, je m’imaginais une belle queue se raidir entre les pans d’une chemise italienne, se poser entre mes seins dans un local à ski ou ailleurs. Surtout ailleurs.



