Retour de chez les morts vivants
29 novembre 2009
Night of the Living Dead – George A Romero 1968
Il est 5h05, je viens de rentrer, il dort.
Je fixe le plafond et la soirée défile au rythme de mon mal de tête. Je divague sur ces corps que j’ai frôlés toute la nuit, cette fille moulée dans une combinaison rouge, ce grand brun avec cette allure familiére, je ne les connais pas et j’ai envie d’eux. Là, maintenant.
La soirée était perdue au fin fond d’hangars désaffectés, il y a une centaine d’années la population y trimait, cette nuit leurs petits enfant s’y sont défoncés entre privilégiés black listés. Nous sommes arrivés, il était presque 23 h, une entrée comme à la maison, le loft de ce peintre était immensement poussiéreux, 300 personnes étaient attendues dans ce salon où Monsieur baise Madame devant la colossale cheminée. L’ambiance était étrange, déliquescente, la majorité des convives se connaissent, tous se scrutent comme s’ils allaient se dévorer. Je n’ai quasiment pas dansé, pas bougé, je suis restée scotchée à cet ami d’amie, je me sentais partir, en confiance.
En 48 h, je suis passée d’une bulle à une autre, j’ai les soucis de mon âge de midi à minuit puis les délires enfumés qui eux ne le sont plus.
Je passe mon dimanche devant un tournoi de hand junior, sans dire un mot. Complètement à ma place.



