Irréversiblement banal
15 novembre 2009
Prodigy – Smack my bitch up
Samedi matin, en même temps que sa queue se faufilait entre mes cuisses, une idée s’insinua dans ma tête.
Qu’est ce que je vais bien pouvoir mettre ce soir ?
Cela faisait peut-être un mois que nous n’avions pas fait notre devoir conjugal. La veille il s’était endormi en me caressant le dos et les fesses, il était sorti avec ses copains, il était fatigué le pauvre. Et moi je suis une dinde. Et la dinde, elle n’est pas rancunière, quand elle ouvre les yeux, elle se dit qu’elle a de nouveau envie de se prendre un petit coup. Elle profite de la demi-molle matinale, elle colle son corps contre le sien, elle agite ses fesses, elle commence par des petits mouvements circulaires contre son gland, la pénétration se fait lentement. J’aime bien comme ça. En attendant qu’il s’enfonce complètement, elle cherche une tenue juste assez putassière pour énerver les amis de son mec. On a fini de baiser, je savais ce que j’allais me mettre pour le dîner. La journée passe vite. Il est 20h, j’ai fini de me préparer, j’enfile mes bottines. Nous arrivons, les six autres couples sont déjà là, les autres filles ont eu la même idée que moi, on dirait. Du cuir et des colliers en perle, des bourgeoises engatsées et des maris dépassés, de la soupe au pistou et de la vodka glacée, du Ruinart et des joints d’herbe. Il y a quelques années, avec les mêmes, on se défonçait la gueule pour finir la tête dans notre vomi un soir sur deux. Nous sommes rentrés vers 3h. Calmement.


