Décalage
19 octobre 2009
Je me retrouve toute seule, il est très tard, j’ai des frissons en pensant à des choses interdites même pas pornographiques.
Je me fais de petits films, sans pouvoir me caresser. J’ai dans la tête, un index parcourant les formes de mon corps et ça me donne des palpitations bien plus intenses qu’une levrette magistrale. C’est ainsi peut être parce que tout simplement j’ai de la bonne baise virile à la maison et que je recherche ailleurs ce qu’il ne me donne plus. Effleurer ma nuque, mes bras, mes seins, mes flancs, mes hanches, mes cuisses, des gestes lents, en me parlant paisiblement, en me scrutant sans que je ne puisse voir ce regard dans la pénombre, juste le plaisir timide d’un avant-goût.
Je m’imagine aussi sous la douche, des mains me savonnent le corps, le sexe, elles me caressent un peu, juste pour me donner envie de plus puis des bras me portent toute nue et posent mes fesses sur le lavabo, j’écarte mes jambes et une langue tiède et molle lèche doucement les gouttes qui ruissellent sur mon ventre pendant un long moment. Sans transition, je me retrouve sur le lit, toute retournée, et je me laisse faire pour une fois même quand la bouche s’est approchée de trop près là où je ne veux jamais. Puis je me fais prendre très, très, mais très, doucement, en écoutant attentivement de petits râles étouffés.
C’est une version, il y en a d’autres.



