Mariée, deux enfants
17 septembre 2009
Je devais faire du sport entre midi et deux aujourd’hui et puis, je suis allée déjeuner au soleil.
Je devais quitter mon mari, briser une famille, vivre à fond une nouvelle vie de patachon. Finalement, je rentre chaque soir, sagement, je cuisine et je suce sans rechigner.
C’est toujours comme ça, je réfléchis, je projette, je fantasme et au final, je fais l’inverse de ce que j’avais décidé. C’est un des reproches qui revient le plus souvent dans la bouche des hommes qui ont partagé ma vie, que je ne fais jamais ce que j’ai dis, que je suis imprévisible. Moi je dirais plutôt que je suis prévisible dans mon manque de volonté et de courage.
Hier soir, j’ai profité pleinement de ma soirée, vers 19h une exposition où tout se passe sur le trottoir puisque je ne fréquente que des fumeurs puis notre restaurant habituel du mercredi, sans les conjoint(e)s. En accompagnement de nos plats préférés, la discussion ne tourne qu’autour de nos sexes, les marié(e)s écoutent les célibataires qui racontent leurs dernières rencontres qui virent rapidement en mésaventures. A croire que plus personne n’a envie de se caser ou juste que l’effet essuie-glaces s’est amplifié. Je conseille souvent de s’inventer un(e) ami(e) avec qui c’est compliqué, il me semble que c’est une façon de rester maître de la situation, de bien s’en tirer ou de tirer tout court.
D’ailleurs, je crois que je n’ai jamais eu autant de succès et d’opportunités que depuis que je suis mariée.
Une petite question, je ne me souviens plus, est-ce que Peggy Bundy trompait son mari ?



