12h54
30 septembre 2009
J’ai imaginé sa queue comme une gourmandise interdite. La culpabilité m’est douce au palais.
J’ai commandé un gâteau au chocolat avec un coeur fondant à la noisette, comme une enfant mal élevée, j’ai posé le bout de mon index gauche là où c’est mou et chaud, je l’ai regardé en portant à mes lèvres la douceur, j’ai légèrement ouvert la bouche, j’ai posé le bout de mon doigt sur ma langue et je l’ai retiré doucement en fermant les yeux. Il me regardait en souriant.
"ça à l’air bon, tu me fais goûter ?".
J’ai toujours aimé partager mon dessert. Il paraît que c’est plutôt rare.
Moeurs de province
30 septembre 2009
Toutes ses banales activités prennent du temps, il est plus de 23h, je vais me coucher fatiguée par toute cette simplicité.
Ici quand on a choisi une vie comme la mienne, on a vite fait de se retrouver l’héroïne d’un Balzac, d’un Flaubert ou d’un Maupassant. Le talent en moins pour narrer cette humble vérité.
Pour combler cet ennui surchargé, il y a plusieurs possibilités parce qu’on trouve toujours du temps pour revivre l’excitation de l’interdit. Sans ennui, il n’y aurait pas de distractions, de romans, d’amour, d’infidélités.
Moi, quelques minutes par jour, j’étais BoBundy.
Sur mon lit est né un monstre que j’ai pris en photos maintes fois. Souvent en fin de journée, une fois seule dans ma chambre, je me plaçais devant mon reflet aux courbes que je voulais érotisantes, faites pour prolonger en vain un désir unilatéral.
Cette fausse garce est morte, il y a quelques jours. J’ai supprimé toutes ces photos, plusieurs centaines. Au pire, quelques copies doivent circuler, au mieux, pourrir au fin fond d’une clef usb, d’un disque dur, d’un tiroir à secrets. Il ne se souviendra peut être même plus de mon prénom dans quelques années, quand il tombera dessus par hasard, quand ce sera lui qui vivra ma vie. Peut-être qu’à ce moment là, il réalisera pourquoi je faisais ça, il ressentira ce besoin de plaire, ce besoin de reconnaissance purement physique, il sera comme je le suis aujourd’hui consciente de l’aspect pitoyable de ce comportement.
Tant qu’on ne vit pas les choses, on ne peut pas vraiment les comprendre. On compatit seulement. On se tait en bandant ou on pleure.
J’ai pleuré hier soir.
C’est arrivé près de chez vous
29 septembre 2009
Orange Mécanique 1971 - Stanley Kubrick
Hier soir, vers 21h, assise en face de lui, chacun sur son canapé. Il ouvre la bouche pour me dire autre chose qu’un "Ils ont fait leurs devoirs ?", "On mange quoi ce soir ?", "Tu pars à quelle heure demain matin ?", "On sort ce week-end ?" au milieu de ce flot de banalités, il me balance l’air de rien ce "Et au fait tu m’aimes ?". Dix minutes plus tard, nous avons écourté les 20 ans du zapping, pour baiser. J’ai joui avec la bouche pleine de ses doigts, le corps en équilibre sur le canapé, en m’imaginant prise par plusieurs hommes
22h45, le voilà rassuré sur notre amour réciproque.
Le long fleuve tranquille de notre vie peut reprendre son cours.
Responsabilité personnelle
27 septembre 2009
Archive – Bullets
Je pourrais vous raconter, cette soirée à tourner en rond, à déambuler de hangars en couloirs, de cette foule de visages jeunes venus pour danser et crier, de ces corps suants au plus prés de la scène, de mes jambes qui tremblaient fatiguées, de ces bières tièdes et de ces taffes bien trop sages pour vraiment rentrer dans la fosse, de ce retour où un legging trop voyant , un jean noir trop serré et un débardeur trop moulant peuvent faire basculer une fin de soirée.
Je pourrais vous raconter, ce dimanche après-midi à l’ombre d’une tonnelle, en famille, à manger du fiadone et racler le fond du plat en rigolant de l’absurdité de la scène.
Ce soir, je ne suis même pas fatiguée de ce week-end plein à ras bords. Celle qui vit ici est comblée, tout va bien, vraiment rien à dire de plus. Il y a juste cette autre, cette conne qui s’incruste dans ma tête, le soir quand je suis seule devant mon miroir. Cette autre qui me bouffe qui ne peut s’empêcher de lire ces mots qui ne la concernent pas, qui pleure pour un rien, qui ressasse le passé récent et le passé mort et enterré.
J’aimerais vraiment qu’elle s’en aille.
S’échapper
25 septembre 2009
Photographe Lisa Lindqwister
Le mélange boulot, famille, amis ne laisse plus beaucoup de place à mes sempiternelles remises en question. Et ça ne me va pas si mal. Quelques minutes dans la journée, je trouve encore un peu de temps pour me triturer le cerveau, j’écris ici, je cherche une illustration, ça me plaît, je poste et puis je passe à autre chose. Ce côté sombre et tourmenté n’est qu’un moi de courte durée. Le reste du temps, je suis fréquentable ou infréquentable selon les goûts.
Ce week-end, j’ai invité mes anciens copains de classe pour un brunch improvisé. L’occasion de faire le point sur leur confrontation avec le dur marché du travail, leurs amours changeantes et aborder quelques sujets plus légers propres à leurs jeunes âges. J’irai sans doute danser avec eux, samedi soir, à ce festival electro où je ne serai pas vraiment à ma place. Je ressortirai ma panoplie de jeune étudiante sur le retour, ça devrait passer.
Il me tarde de les revoir.
Il me tarde d’avoir à nouveau 23 ans, quelques heures. Histoire de me faire un peu de mal en vrai.
Et c’est quoi cette petite vie ?
23 septembre 2009
J’veux qu’on m’aime et qu’on me touche
22 septembre 2009
Photographe Natacha Merritt – Digital Diairies
Il faudrait ne jamais avoir connu cette sensation d’amour réciproque.
Cet état où l’on se sent bien, heureux, comblé, où plus rien n’a d’importance, où l’on ne calcule plus rien, où l’on s’appelle 50 fois par jour, que tout ce que fait ou dit l’autre est merveilleux, que tout ne tourne plus qu’autour d’un Nous. Et qu’une seule question se pose, quand est-ce qu’on va être ensemble et baiser ? Encore et encore. Quand on a connu cette ivresse, ne serait-ce qu’une seule fois, on est foutu, c’est comme quand on est enfant et qu’on a goûté à quelque chose de bon, on veut ça et plus rien d’autre. Etre amoureux à deux, c’est retourner en enfance, à l’innocence, c’est aussi être naïf.
Cet amour fusionnel sans discernement n’est qu’un shoot.
Réminiscence
20 septembre 2009
Pour nous changer les idées après la cérémonie, nous sommes restés ensemble avec mon meilleur ami, il m’a invitée à déjeuner dans une cantine à filles, où les serveurs et surtout le barman sont démoniaques. Nous avons bu deux caïpirinhas chacun, puis du vin à table, à 15 heures je suis rentrée chez moi, frôlant la cellule de dégrisement à chaque rond point. Mon mari ne travaillait pas, il m’attendait en cuisinant, je l’ai sucé au milieu de la cuisine, comme ça, sans qu’il me demande quoi que ce soit. Une genre de Sue Ellen qui baise encore.
Il a été long à venir, j’en ai eu mal aux genoux.
A 17 heures, nous étions ensemble à la sortie de l’école de nos enfants.
J’ai gardé mes lunettes de soleil.
Mariée, deux enfants
17 septembre 2009
Je devais faire du sport entre midi et deux aujourd’hui et puis, je suis allée déjeuner au soleil.
Je devais quitter mon mari, briser une famille, vivre à fond une nouvelle vie de patachon. Finalement, je rentre chaque soir, sagement, je cuisine et je suce sans rechigner.
C’est toujours comme ça, je réfléchis, je projette, je fantasme et au final, je fais l’inverse de ce que j’avais décidé. C’est un des reproches qui revient le plus souvent dans la bouche des hommes qui ont partagé ma vie, que je ne fais jamais ce que j’ai dis, que je suis imprévisible. Moi je dirais plutôt que je suis prévisible dans mon manque de volonté et de courage.
Hier soir, j’ai profité pleinement de ma soirée, vers 19h une exposition où tout se passe sur le trottoir puisque je ne fréquente que des fumeurs puis notre restaurant habituel du mercredi, sans les conjoint(e)s. En accompagnement de nos plats préférés, la discussion ne tourne qu’autour de nos sexes, les marié(e)s écoutent les célibataires qui racontent leurs dernières rencontres qui virent rapidement en mésaventures. A croire que plus personne n’a envie de se caser ou juste que l’effet essuie-glaces s’est amplifié. Je conseille souvent de s’inventer un(e) ami(e) avec qui c’est compliqué, il me semble que c’est une façon de rester maître de la situation, de bien s’en tirer ou de tirer tout court.
D’ailleurs, je crois que je n’ai jamais eu autant de succès et d’opportunités que depuis que je suis mariée.
Une petite question, je ne me souviens plus, est-ce que Peggy Bundy trompait son mari ?
Indifférent sentimental
15 septembre 2009
JJJJound
Vraiment rien de bien excitant. Quelques échanges devenus au fil du temps amicaux, quasi routiniers. Plus rien ne me fait vibrer de ma vie sociale à ma boîte mail. Je ne fais plus d’effort et j’en récolte les fruits. Je ne suis qu’une fille un peu loin, un peu beaucoup prise, ça excite au début, le temps de quelques regards devant la machine à cafés, quelques verres durant une soirée, quelques échanges sur une messagerie instantanée. Et puis, de toutes façons, elle est mariée, c’est trop compliqué, la fille d’à côté est plus jeune, plus libre, plus facile… La rue, le net et sa source intarissable, il y a toujours mieux ailleurs. C’est comme ça pour moi, pour vous. Etre "du beurre" pour certains et "un mur" pour d’autres. Ainsi sont les rapports humains, sans exception.
Les journées se ressemblent rythmées par des obligations, par le mouvement des essuie-glaces.
Aujourd’hui, pour échapper à cette routine, j’ai renoué avec une autre habitude que j’avais perdue depuis plus d’un an, faire du sport. N’être qu’une visualisation simplement primaire, à entretenir entre midi et deux, pour garder le niveau et son seul indicateur, une bite bien dure en rentrant à la maison. Ce soir, il devait sortir et puis finalement non. C’est une vraie bonne nouvelle, j’ai juste besoin de me faire baiser à la régulière, à la fin du match bien sûr.
Et après on ose me dire que je suis compliquée.
C’est comme ça
13 septembre 2009

J’y suis allée seule finalement à cet anniversaire sur le toit d’un architecte fou.
Il y faisait doux, c’était agréable de dîner face au soleil couchant, assise sur un pouf à discuter du temps qui passe, du passé si proche et surtout loin de nos préoccupations quotidiennes. Pourtant autour, il n’y avait quasiment que des copies de ce qu’est mon couple, mais là j’étais sans eux, sans mari, sans enfants et ça m’a donné un goût de petite liberté. Si seulement je n’avais pas cette manie de ne parler que d’eux, on pourrait croire que j’ai dix ans de moins. Comme Elle. Les années passent et elle rajeunit. Elles le disent toutes que la vie après un divorce est plus difficile, stressante qu’il y a des jours où elles ne s’en sortent pas. Je veux bien les croire. Une chose est sûre, aucune ne m’a jamais dit qu’elle regrettait. Et moi, je les trouve de plus en plus belles. Peut-être qu’elles font plus d’effort mais ça leur va bien au teint finalement, la fatigante liberté.
Il est presque 22h, je prolonge l’illusion quelques heures de plus. Je file ailleurs, plus haut, la Gineste me semble courte.
J’arrive chez une autre blonde qui fête, elle aussi, une année de plus sans mari. Les convives sont presque les mêmes, les enfants en moins, la musique est plus forte et les corps plus proches, les robes plus courtes, les dos nus subtilement tatoués et les envies flagrantes. La fin de soirée semble évidente, en petit comité. J’avais envie de rester, juste pour voir, comme ça. Deux filles s’embrassent dans le salon sur du Rita Mitsouko, je sens qu’il est l’heure que je rentre. Je rentre avec ce petit goût de frustration dans la bouche. Je me faufile sous le drap sans bruit. Je ferme les yeux, je prolonge la soirée là-bas, je m’image allongée sur le ventre, juste assez cambrée pour creuser le sillon déjà marqué de ma colonne, du champagne coule et finit dans ce creux entre mes fossettes juste au-dessus des fesses et puis une bouche qui joue, une langue qui lape.
3h, je m’endors.
Quelques heures, pas beaucoup plus tard, je suis ensuquée, échouée sur un transat, la plage est presque déserte.
Les plagistes s’activent. Je finis ma nuit. La tête ailleurs et le corps fatigué de ne rien oser.
Plus qu’imparfaite
9 septembre 2009
Comme le majorité des bloggueurs, j’écris ici qu’une infime partie de ce que je vis. J’invente parfois, je modifie souvent. Vous avez donc qu’une vision tronquée de ma réalité. Plusieurs dimensions paralléles se frôlent chaque jour, des mondes qui n’ont qu’un seul lien, moi. Des mondes qui ne se doutent de rien qui suspectent parfois quand je laisse entrevoir à travers mon comportement des failles. Tout peut s’écrouler du jour au lendemain. Un oubli, une porte mal fermée, un retard suspect, une session qui reste ouverte, un téléphone portable qui traîne. Je sais que je vis en permanence la tête sous un couperet.
Je parlais cette après midi avec une mère de famille à l’apparence insoupçonnable. Ce qu’elle m’a confiée est invraissemblable, ça m’a presque rassurée.
Je suis rentrée chez moi vers 18h, je n’ai pas arrêté de m’agiter dans tous les sens, les devoirs, les douches, le dîner, le linge, les histoires et la petite lumière pour ne pas qu’ils aient peur, ma peau , mes mains, mes ongles, mes cheveux, ma tenue pour demain. Ne rien oublier et arriver à tout faire.
J’ai même ouvert un Tumbrl avec des bouts de moi, il y a quelques jours.
J’en arrive à me faire peur.
Petite joueuse
9 septembre 2009
Entre deux pipes à papa, je lis beaucoup en ce moment, des livres de cuisine. Une façon comme une autre de le garder au chaud.
Bref, je suis sur le banc de touche et je regarde mes contacts jouer sans moi.
La tendresse ça fait aussi mal aux fesses
8 septembre 2009
On ne convoite que ce que l’on voie. Et la collègue mal fagotée, la voisine ordinaire, la meilleure amie sont bien plus dangereuses qu’une bombasse qu’il croisera dans un bar.
Sinon aujourd’hui, j’ai reçu une belle queue dans ma boîte mail. J’ai trouvé ça délicat. Allez comprendre.
Amours chimériques
4 septembre 2009
Avec les échanges via le net, les choses commencent à l’inverse d’une rencontre "habituelle". Dans la "vraie vie", généralement, le physique ouvre le bal, et viennent ensuite le dialogue, la complicité voire plus si affinités. Les prémices virtuelles n’ont souvent pas d’apparence ou juste trompeuse, chacun sachant les prouesses de la photographie, les mots aussi peuvent facilement faire de nous un personnage à l’opposé de ce que nous sommes vraiment, difficile de déceler le vrai du faux. Les liens se créent au hasard des clics puis s’affinent à la lecture des textes, des commentaires, d’une ambiance, de mails discrets, d’échanges de photos. Chacun y trouvant un peu de soi, des sensations, un espoir…
La rencontre est souvent décevante, non pas que la personne soit nécessairement moche mais juste différente de ce qu’elle était devenue dans notre imaginaire l’ayant façonnée selon nos goûts.
Je préfère ne pas rencontrer, j’aime rester dans cette perfection chimérique. J’aime ces amimoureux clandestins proches de mon idéal.
Il y a eu des exceptions évidemment. Quelques rencontres agréables, intéressantes, amusantes… Parfois ennuyantes aussi, bien sûr. Et puis il y a la bonne surprise. Les bonnes surprises. Les Outsiders.
Deux réalités, deux hommes au-delà de mon exigeante imagination.
Parfois il vaut mieux ne jamais avoir gagné à un jeux de hasard.
Altruisme
3 septembre 2009
Hier soir j’avais très envie de sucer. Vraiment, s’en était presque handicapant.
J’ai usé de la parade infaillible, la séance d’essayage de robes et de dessous devant un film sans intérêt, devant l’Equipe du Dimanche, ça ne marche pas.
J’ai mis cette robe un peu démodée, qui moule vulgairement les seins et le reste, ni courte ni décolletée, juste très salope bourgeoise du second étage. Je me suis avancée doucement, les cheveux devant le visage, la bouche luisante. Je me suis agenouillée devant lui, j’ai calé ses couilles sur mes seins. J’ai fait descendre ma langue sur tout le long et j’ai ouvert bien grand ma bouche pour l’avaler en entier. Je l’ai sucé comme ça, longtemps, doucement, sans bruit. Une pipe profondément silencieuse. A la limite de l’asphyxie. Pendant que je m’appliquais, il m’a enlevée cette robe, il ne restait qu’un voile entre ses longues mains et ma peau.
Je ne sais pas ce qui se passe. Ces envies fulgurantes de faire du bien. Cette bonté sexuelle. Le nouveau voisin sans doute.
Tu es bien calme…
2 septembre 2009
Il a plu cette nuit, juste assez pour salir ma voiture. Une pluie violente, intense, incontrôlable qui a fait son effet, un sms inattendu.
J’ai eu envie de l’envoyer balader, ou mieux l’ignorer, ça lui aurait plu, j’en suis certaine. Il aurait été étonné. Et puis je me suis laissée aller à cette facilité toute féminine de l’attendrissement. Pour certains je suis faible, pour d’autres une manipulatrice pour lui je me demande encore.
Je suis la voisine blonde d’un paquet de mecs qui pensent sans doute qu’ils pourraient me tirer les cheveux, un après midi à l’Etap du coin. Je préfère rien que ça. Je préfère perdre mon temps comme l’on me le dit souvent avec de parfaits inconnus à la prose racoleuse, qu’un 5 à 7 foireux. Il est évident que je ne peux pas être comprise, que je ne suis en générale assimilée qu’à une allumeuse en manque de sensations fortes ou plus fréquemment à une connasse de pimbêche.
Je resterais un physique, un intérêt, un potentiel, un fantasme, voire une aversion pour beaucoup. Et tout ce que je déteste pour un seul. Mais c’est moi qui décide.
Je vais aller faire laver ma voiture. En attendant un nouveau déluge.
Utopie Partagée
1 septembre 2009
Lire des blogs pour assouvir sa curiosité, rentrer chaque jour dans la vie de parfaits inconnus, s’échapper, passer le temps.
Du temps j’en ai moins, j’ai beau me planquer chaque matin en buvant un thé qu’ils arrivent plein d’idées et de projets, les pantalons trop courts.
J’ai repris mon travail et j’en ai déjà marre.
Sur le parking ce soir, je fume ma première cigarette avec mon amie en refaisant notre monde, en vain nous nous imaginons propriétaires d’un petit resto sur la Corniche. Alors on en parle encore quelques minutes avant de rentrer dans le tourbillon des mères de famille raisonnables.
Imaginer, rêver, il ne me reste plus que ça, le reste je l’ai fait.


















