Une vie sage

12 août 2009

CRYING DOESN’T SLOVE ANYTHING

Il y a cet instantané, l’image d’un couple dans ce tourbillon de vie ordinaire et cette chanson qu’il aime fredonner le matin quand je suis encore assoupie rêvant d’un beau surfeur, la tête à l’envers.

Hier soir, il est sorti avec ses amis, entre hommes, ce soir c’est mon tour.

Rien n’a changé depuis ce break de trois semaines au pied du Monte Stellu, lui, les enfants, la famille, les tomates du jardin, le basilic noir poivré, les lasagnes au sanglier d’Assunta et moi en robe liberty.

Rien n’a évolué pendant la semaine suivante au dessus du Cabanon Bleu,  lui, les enfants, les amis, les italiennes, les annexes de yacht, le menu enfant à 25 €, le Fumiccicoli, les Persol 0649, les panamas et moi sans robe liberty.

Nous avons repris nos bonnes vieilles habitudes. L’indépendance est l’élément principal de notre pacte comme cet espace secret que nous cultivons sans vraiment s’en cacher. Notre modèle familial dérange parfois, c’est le seul qui nous convienne sur la durée.

Il ne lui a fallu qu’une seule phrase la veille de notre départ en vacances pour que je n’ai plus envie de le quitter.

"Je ne pensais pas que ça nous arriverait à NOUS"

Je me trouve trop fleur bleue ces derniers jours, il est temps que je me ressaisisse.

Ce soir, pour ce repas sans lui, je porterai cette robe qu’il désapprouve, ça devrait rétablir l’équilibre.

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