Nouvelles fraîches

22 mars 2009

Fermob – Bistro

 J’ai passé la journée au milieu de nulle part, une grande tente et des rangées de tables pour un menu unique campagnard comme ils disent. Des hommes en treillis toujours bronzés, des femmes robustes. Là bas, les artifices sortent peut être 2 fois par an, le reste du temps est proche de la nature. Ils sont heureux, ils le paraissent, eux. Lui, il passe 6 mois par an dans cette dimension, les 6 autres en Colombie, cet ami d’ami qui nous a invité. Il n’est jamais vraiment sur terre à force de vivre dans d’autres mondes. Sa femme, c’est Pénélope, ça fait 40 ans que je l’attends. J’aime bien cette idée, d’attendre un homme toute sa vie, d’y goûter rarement, de le désirer éternellement. J’aime cette idée en sachant que je ne le supporterais pas. J’y suis allée en short en jean genre été 1993. J’étais sûrement ridicule mais je me trouvais jolie dedans. C’est ça qui compte en fait, se faire du bien, pas faire de mal aux autres. Après les regards bienveillants, malveillants, désobligeants, les compliments, les critiques… L’audience, des centaines de lecteurs ou qu’un seul. Peu m’importe si je me sens mieux comme ça. Je me fais juste un peu du souci du coté de ma libido, je n’ai pas eu de pensées lubriques de la journée. Demain piscine. Je vais me rattraper promis.

C’est une sorte d’anniversaire aujourd’hui, d’un duel qui n’est plus.

J’écoutais cette chanson ce matin, allongée sur ce lit parfait. Fatiguée par une nuit à suivre des vingtenaires dès l’apèro, des quadras pour finir. Elle a eu 23 ans, j’en ai bientôt 39. On passe nos journées et nos nuits ensemble. Maturité de l’une, frôlant l’interdit banquaire. Immaturité de l’autre, frôlant le ridicule. Notre complicité me fait peur. Seul véritable point commun des talons trop hauts. … Mes doutes continueront donc ici. Les mots de Daho me vont bien. Sous les rayons d’un été déjà arrivé.

J’fais rimer latitude solitude et incertitude… Seule je suffoque dans cette jungle, ça m’rend dingue, t’es parti. Je fais un voeu, le voeu d’un duel au soleil. Je rêve d’un duel avec toi. En haut de la falaise rebelle. Provoc et duel avec toi… Duel au soleil contre moi… Je ne te laisserai aucune chance, pas de chance.

Suite d’épilogue

20 mars 2009

Photographe – James Merrell

Souvent je m’imagine ailleurs. Dans un présent Qui ne me Conviendrait pas. Avec un homme pas vraiment fait pour moi. Dans une vie chahutée, moins paisible. Dans un appartement avec de grandes baies comme chez moi mais Ailleurs. Mon futur Restera un rêve libre.

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